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Du numéro de la gendarmerie de Patte-d’oie

Bravo aux Forces de défense et de sécurité, pour leur engagement ferme à lutter contre le grand banditisme et le terrorisme au Faso. Elles suivent de la sorte la voie tracée à la place de la Révolution par le président Roch Kaboré, le jour de l’hommage aux victimes de l’attaque barbare et inhumaine du Splendid hôtel et de Cappuccino.

Ceci est la devanture de la brigade
           Ceci est la devanture de la brigade

On peut faire le constat à la gare Ouagarinter. La voie de circulation qui était encombrée par les véhicules de transport qui se refusaient à attendre les voyageurs à la gare juste en face est maintenant dégagée. Il faut que les taxis en fassent autant. De l’avis d’un des responsables de la gare, tous les transporteurs se sont mis à l’air du temps avec la vigilance et surtout l’application stricte des mesures de sécurité préconisées par le gouvernement. C’est bien, mais car, effectivement, il y a un «mais»…
Lors de la conférence de presse du procureur du Faso sur le bilan global de l’attaque terroriste qui a frappé la capitale burkinabè, on est revenu sur les numéros verts qui n’ont de vert que le nom; car ils sont tout le temps au rouge, impossible de communiquer par eux. Toute chose qui rend difficile les dénonciations de faits anormaux.
En réponse, le capitaine Lompo, qui travaille avec le procureur sur le sujet, a, dans un humour (il est plein d’humour, ce pandore, ce qui étonne mais cela reste très appréciable), le capitaine Lompo avait donc lancé que chaque citoyen doit avoir sur lui le téléphone fixe de la brigade de gendarmerie et du commissariat de son quartier. Une très bonne idée.
Seulement voilà, à la brigade de gendarmerie de la Patte-d’oie jouxtant le marché appelé ‘’15 yaar’’, le numéro est «50384018». C’est ce qui est écrit en gros caractères devant la brigade. Or les numéros de téléphone ont changé depuis.
A la brigade ville de Kosyam, le numéro a été simplement effacé. Peut-être qu’il n’était plus le bon.
Il serait temps que les pandores inscrivent donc les numéros actuels sur leurs devantures. Cela arrangerait tout le monde. Faisons cette digression pour dire que le phénomène est général dans l’administration publique. On se soucie très peu d’actualiser les enseignes et autres plaques informatives.
Revenons à nos pandores pour dire qu’avec la crainte du gendarme, beaucoup de personnes n’oseront jamais entrer dans une brigade pour tout juste demander le numéro de téléphone. Avec ces gens-là, on peut se retrouver à répondre à des questions du genre «c’est quoi vous voulez faire avec notre numéro fixe?», «pourquoi cela vous intéresse…»
Il y a aussi le fait que si nombre de personnes répondent à l’appel du capitaine Lompo, les brigades vont passer beaucoup de temps à gérer cette affaire de téléphone fixe, alors que la marée chaussée à d’autres missions plus urgentes à faire.
En attendant une meilleure approche et, pour parler plus sérieusement, voilà le bon réflexe à avoir. Surtout que la Gendarmerie nationale se dit désormais être à nos côtés.
Pour tout cas suspect ou de détresse, appelez le 16 ou la brigade la plus proche car comme ce sont eux-mêmes qui ont dit d’avoir leurs contacts, ils se feront le plaisir de nous els donner.
Ousmane Hébié

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