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Libération de Jocelyn Elliott: disons «victoire du couple Roch-Issoufou»

L’affaire a créé l’émoi à Djibo et dans l’ensemble du Burkina Faso. Il s’agit de l’enlèvement du couple australien, Kenneth Elliot et sa femme, le 15 janvier 2016 par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). Jusqu’au 6 février dernier, l’on était sans nouvelle du couple jusqu’à cette annonce du président Mahamadou Issoufou sur la libération de Jocelyn Elliott et qui est sous la protection des autorités nigériennes. Les circonstances de sa libération n’ont pas été communiquées mais cette nouvelle réjouit plus d’un au Burkina Faso.
D’abord, les nouvelles autorités de ce pays, prises à la gorge par les préoccupations sécuritaires et qui voudraient démontrer leurs capacités à gérer une situation d’urgence du genre.

Le couple Elliott dont l'épouse a été libérée
Le couple Elliott dont l’épouse a été libérée

Ensuite, une population de Djibo, debout, pour réclamer la libération sans conditions des leurs «bienfaiteurs». Pour le moment, une partie du chemin a été fait. Il reste désormais la libération du Dr Elliot, l’autre moitié du couple. Mais ça, c’est autre paire de manche parce que pour libérer le Dr, il faut «taper» très fort.
Issoufou, qui espère être réélu le 21 février, aura-t-il la baraqua pour parachever l’œuvre qu’il a si bien commencée? Car, de toute évidence, son rôle a été très déterminant dans  la libération de Mme Elliott. Disons que le réseau dont dispose le président nigérien a certainement aidé à ce que Jocelyn recouvre sa liberté. Du moins, il a été d’un apport incommensurable pour le pouvoir de Roch Marc Christian Kaboré qui, après tant d’années passées dans les sérails du régime de Blaise Compaoré, dispose suffisamment de réseaux au milieu des djihadistes, pour faire libérer des otages. Pour éviter de tirer exclusivement la couverture sur l’un ou l’autre, considérons tout simplement que la libération de Mme Elliott est à mettre à l’actif du couple Mahamadou Issoufou-Roch Marc Christian Kaboré.
Dans tous les cas, c’est une première victoire pour Roch dont, très certainement, les adversaires tapis à Ouagadougou, Abidjan ou ailleurs, souhaitent l’échec cuisant dans ce type de dossier. Avant, c’était Blaise, Diendéré, Chafi et même Djibrill qui faisaient libérer les otages, dit-on. Maintenant qu’ils ne sont plus là, certains s’attendent à ce que le Burkina Faso ne puisse plus être «utile» d’une certaine façon. On peut dire déjà que c’est raté pour les contempteurs de Roch.
Il reste que les autorités du Pays des Hommes intègres doivent travailler à faire valoir leurs capacités à lutter contre les djihadistes et à traiter toutes les données géopolitiques et stratégiques de la sous-région. Cette libération est déjà un début de la mutualisation des moyens sous-régionaux pour lutter contre le terrorisme. Pourvu que tous y mettent la main et que ça dure.
Wendpouiré Balboné

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