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12 congrès ordinaire du SAMAB: sous le signe de réformes susceptibles de garantir l’indépendance de la justice

 «La réforme du Conseil supérieur de la magistrature (CSM): bilan et perspectives». C’est le thème retenu par le Syndicat autonome des magistrats du Burkina (SAMAB) pour son 12e congrès qui s’est tenu le vendredi 1er juin 2018 à Ouagadougou. A cette occasion, plusieurs syndicats dont le Syndicat des magistrats burkinabè, celui des avocats, des médecins, des Douanes et autres sont venus apporter leur soutien à leurs camarades de lutte.

Le présidium à l’ouverture des travaux du 12e congrès du Samab

Pour accomplir au mieux sa mission dans un contexte post-insurrectionnel, le pouvoir judiciaire a besoin de recouvrer toute son indépendance. En tant qu’organe garant de cette indépendance, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) est, du point de vue du SG du Syndicat des magistrats du Burkina (SMB), Christophe Compaoré, la matérialisation de mécanismes à même de mettre en œuvre cette indépendance.

Antoine Kabore, SG Du Samab

C’est à cet égard que le SAMAB a décidé de tenir son 12e congrès sous le thème: «La réforme du Conseil supérieur de la magistrature (CSM): bilan et perspectives». Il s’est agi pour les participants de passer en revue les règles relatives au fonctionnement du CSM, de les confronter à la réalité de la justice en général et de la magistrature en particulier. «Nous devons dire sans complaisance ce qu’il faut améliorer», a argué le SG du SAMAB, Antoine Kaboré.

Convaincu que des propositions pertinentes de nature à assoir définitivement un organe performant qui ne doit pas être un bouclier pour le magistrat sortiront de ce congrès, Christophe Compaoré a toutefois recommandé aux uns et aux autres d’avoir constamment à l’esprit que l’indépendance n’est ni une fin en soi, ni un privilège accordé aux magistrats, mais un moyen de garantir aux justiciables, l’impartialité de leurs juges, en soustrayant ceux-ci aux influences extérieures.

D’autres leaders syndicaux sont venus soutenir leurs camarades en lutte

Il faut noter que ce 12e congrès offrira l’occasion au SAMAB de renouveler son bureau afin de permettre à d’autres camarades de faire leurs preuves et d’engranger d’autres acquis pour l’institution judiciaire.

Bilan des actions menées

Dressant le bilan des actions déjà menées, Antoine Kaboré a rappelé que lors du 11e congrès en 2016, le milieu de la justice était en pleine lutte pour obtenir l’adoption d’un ensemble de textes qui devraient lui permettre d’être beaucoup plus performant. «Aujourd’hui, nous pouvons dire avec satisfaction qu’après l’adoption des textes sur la magistrature, nous avons pu opérationnaliser un ensemble d’outils qui nous permettent d’assumer de façon conséquente notre indépendance», s’est-il réjoui.

Mais l’arbre ne doit pas cacher la forêt. Même s’il y a eu une évolution sur le plan institutionnel, M. Kaboré est conscient que de nouveaux défis doivent être relevés. «Nous sommes toujours en lutte parce que de plus en plus on nous oppose une adversité mais nous allons relever ces défis parce que la lutte pour l’indépendance est une lutte permanente», a-t-il souligné, tout en témoignant le soutien de son syndicat aux camarades en lutte actuellement. «Ce qu’on leur oppose aujourd’hui comme combat est très rude, mais nous restons convaincus qu’ils gagneront parce que les syndicats ont toujours gagné, parce qu’ils ont raison», a-t-il assuré.

Madina Belemviré

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