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14ème édition de la FILO: susciter la lecture chez les enfants dans le cadre familial

La 14ème édition de la Foire internationale du livre de Ouagadougou (FILO) se tiendra du 23 au 26 novembre 2017 à la Place de la Nation sur le thème «Livre et lecture dans le cadre familial». Avec pour parrain Maurice Bandama Kouakou, ministre ivoirien de la Culture et de la Francophonie, la FILO 2017 réunira tous les acteurs de la chaîne du livre qui vont mener la réflexion sur un certain nombre de problématiques, notamment, comment intéresser les enfants à la lecture? Où trouver les ouvrages appropriés pour ses enfants et pour soi-même? Comment éditer une œuvre. Des questions qui devraient trouver leurs réponses pendant les trois jours que durera la foire, à travers des conférences, des panels, des rencontres avec les auteurs, des dédicaces, etc.

Comme à l’accoutumée, l’accent sera mis sur les auteurs burkinabè pour, non seulement permettre aux lecteurs de les connaître, mais aussi partager leurs expériences. Toute chose qui participe de la formation de la relève. C’est pourquoi, l’écrivain invité d’honneur est le poète romancier et éditeur, Ansomwin Ignace HIEN qui a, à son actif, plusieurs ouvrages parmi lesquels «L’enfer au paradis», «Au gré du destin», «L’enfant et l’œil du ciel», «La marche, la tête en bas», «La queue de guenon», etc.

Il s’agira donc de donner l’occasion aux lecteurs et surtout à ses fans de tout savoir sur lui, notamment son parcours d’écrivain, sa vie professionnelle, son inspirations, etc.

En effet, beaucoup plus connu au Burkina Faso en tant qu’écrivain devenu par la suite éditeur, celui qui est mis sous le feu des projecteurs de la 14ème édition de la FILO est Conseiller des affaires économiques ayant travaillé en qualité d’inspecteur des prix à l’Inspection générale des affaires économiques où il a pratiquement passé toute ma carrière. Admis à la retraite en décembre 2012, il avait été affecté durant les deux dernières années de sa carrière au ministère chargé des mines.

C’est donc la célébration de cet homme à la vie bien remplie que se donne pour tâche cette édition de la FILO, une manifestation où le livre et la lecture occupe une place de choix.

Le livre et les TIC, des supports complémentaires

Si l’on s’accorde à dire que les vertus de la lecture sont indéniables, l’une des interrogations qui revient de manière récurrente est celle relative à l’importance du livre dans une société dominée par les technologies de l’information et de la communication (TIC). A cela s’ajoutent les difficultés liées au coût des ouvrages, à la piraterie et aux reproductions illégales d’ouvrages, entre autres.

Pourtant, le livre occupe la place qui est la sienne et les TIC ne sauraient le remplacer. Elles peuvent tout au plus le compléter. La création des bibliothèques numériques est d’ailleurs un exemple réussi puisqu’il facilite l’accès aux ouvrages. Avec les TIC, l’accessibilité aux livres est rendue facile (en respectant toutefois les droits d’auteurs). Les auteurs ont la possibilité de mettre leurs ouvrages sur le marché international sans pour autant se déplacer.

Dans les économies dites développées, la lecture et le livre occupent une place de choix à l’image des nombreuses et imposantes librairies qui existent. Dans ces contrées d’où les TIC ont été importés, l’industrie du livre demeure très développée, preuve que les gens continuent d’écrire, de lire et de se cultiver. Les imprimeries et les éditeurs s’y disputent les réputations.

Au Burkina Faso, le ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme qui est chargé de booster le secteur du livre et de la lecture avec l’accompagnement de ses acteurs a entrepris des actions fortes ces dernières années. A cet effet, on peut citer l’adoption par le Conseil des ministres, du projet de loi portant orientation du secteur du livre et de la lecture publique au Burkina Faso, le 28 juin 2017. Ce projet de loi vise un développement de l’économie du livre, à travers la structuration et l’organisation des acteurs, le développement de l’ensemble de la chaîne des valeurs du livre, le renforcement de la lecture publique et l’ancrage du dépôt légal.

La stratégie nationale de développement du livre est assurée par le ministère de la Culture des arts et du tourisme, selon l’article 5 de cette loi si elle venait à être votée. Une loi qui, en son article 9 prévoit que l’Etat accorde un soutien à la promotion du livre et de la lecture. Par ailleurs l’Etat, selon les termes de l’article 13, s’engage à accompagner les éditeurs, les librairies et les bibliothèques nationales à prendre place dans le secteur des livres numériques. Autant dire que le vote cette loi va permettre de booster davantage le secteur du livre et de la lecture.

Toute chose qui viendra confirmer la dynamique déjà engagée par la FILO, née de la volonté des autorités burkinabè d’instituer un cadre de promotion du livre et de rencontres entre les professionnels du secteur, et dont la première édition s’est tenue en 2000. Depuis, la manifestation n’a cessé de se développer en mobilisant de plus en plus de visiteurs et d’exposants, car partie de quelques participants au départ, plus de 10 mille visiteurs convergent vers la foire chaque année. Ce qui témoigne de l’amour des uns et des autres pour le livre et la lecture et qui semble donner raison Nelson Mandela qui disait à propos de la lecture qu’«une nation qui lit, s’instruit, s’éduque, est une nation qui gagne».

Ministère de la Culture des arts et du tourisme

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