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SEP: des membres exigent la reprise de l’AG tenue à Léo les 28 et 29 mai 2016

Une partie des membres de la Société des éditeurs de la presse privée (SEP) du Burkina Faso exigent la reprise de l’Assemblée générale tenue à Léo les 28 et 29 mai 2016. C’était lors d’une conférence de presse animée par ces derniers à Bobo-Dioulasso le jeudi 2 juin 2016.

Venus de Ouagadougou, de Ouahigouya et de Bobo-Dioulasso, ils sont 13 éditeurs de presse qui exigent la reprise de l’Assemblée générale de la SEP tenue à Léo les 28 et 29 mai 2016
Venus de Ouagadougou, de Ouahigouya et de Bobo-Dioulasso, ils sont 13 éditeurs de presse qui exigent la reprise de l’Assemblée générale de la SEP tenue à Léo les 28 et 29 mai 2016

En effet, la Société des éditeurs de la presse privée (SEP), qui regroupe les patrons de presse privé du Burkina Faso était en Assemblée générale les 28 et 29 mai dernier à Léo. Au terme des travaux, une nouvelle équipe avec à sa tête Boureima Ouédraogo, directeur de publication du journal le «Reporter» a été mise en place pour les 3 prochaines années. Une partie des patrons, estimant avoir été lésés lors de cette AG veulent la reprise de cette dernière. Par cette conférence de presse, ils veulent non seulement dénoncer les conditions dans lesquelles s’est tenue la rencontre mais aussi et surtout exiger la reprise de celle-ci de façon «inclusive» dans un délai «raisonnable». «Nous, membres exclus de l’Assemblée générale de Léo, exigeons la tenue d’une nouvelle AG inclusive dans les meilleurs délais afin de sauvegarder l’unité de l’association», a laissé entendre, Roger Sawadogo qui du reste, n’a pas lésiné sur les raisons de leur exclusion de la rencontre. A quelques jours de l’Assemblée générale rappelle-t-il, «bien de membres n’étaient pas toujours en règle. C’est-à-dire qu’ils n’avaient pas encore pu entièrement payer leurs cotisations. La situation a été présentée par les uns et les autres au Bureau qui seul, pouvait décider du sort de ces derniers».

C’est Roger Ouédraogo, directeur de publication du journal le «Soleil» qui a lu la déclaration des DP exclus à l’AG
C’est Roger Ouédraogo, directeur de publication du journal le «Soleil» qui a lu la déclaration des DP exclus à l’AG

Si les textes de l’association stipulent clairement en son article 5 qu’il faut être à jour de ses cotisations pour prendre part à certaines instances, les membres de celle-ci, selon les animateurs de la conférence de presse, ont toujours trouvé un consensus pour permettre à tous de participer aux AG et autres activités et ce, dans un esprit de confraternité. Fonctionnant ainsi depuis bel lurette, les choses ont pris une autre tournure à la dernière AG tenue à Léo. «Malgré le fait que nous ne soyons pas à jour, nous avons été autorisé par le bureau sortant à participer à l’AG. Mais grande fut leur surprise quand ils se sont rendus compte à la dernière minute qu’il fallait être strictement en règle vis-à-vis des textes pour participer à certaines activités de l’AG. «Alors que nous devrions participer aux délibérations de l’AG, grand fut notre étonnement que l’on ressorte subitement les textes pour nous exclure de l’AG lorsqu’il s’est agi d’adopter les bilans moraux et financiers du bureau sortant», ont-ils déploré avant d’indiquer que l’exclusion a concerné près de la moitié des membres.

C’est donc dans ces conditions que la nouvelle équipe dirigeante de la SEP pour les trois prochaines années, dirigée par Boureima Ouédraogo, a été mise en place. Lesquelles conditions selon les animateurs du point de presse, sont loin de respecter l’esprit de confraternité, les valeurs de cohésion, de tolérance et de respect mutuel «cultivées depuis toujours à la SEP ainsi que les normes d’une bonne élection». D’ailleurs les exclus à l’AG de Léo soupçonnent le nouveau président d’avoir monté cette scène de toutes pièce rien que pour se faire élire, car selon eux, c’est ce dernier, alors trésorier du bureau sortant, qui s’est désolidarisé du groupe pour exiger l’application stricte des textes de la SEP, «oubliant que la SEP a toujours fonctionné sur la base du consensus». Ne reconnaissant pas l’actuel bureau de la SEP, ces derniers exigent la reprise de l’AG dans «un délai raisonnable et ce, de façon inclusive afin de sauvegarder l’unité de l’association».

Cheick Omar Traoré

3 commentaires

  1. entre nous Messieurs les ‘exclus’comment se reclamer d’une organisation si on ne paye pas ses cotisations.Celà ressemble à ces nombreux supporters de nos clubs de foot qui n’ont aucune carte de membre mais qui sont prompts à injurier,casser de l’arbitre à la fin d’un match….payer vos droits et vous aurez des devoirs

    • Citez moi une seule association où n’existe pas un problème de cotisation. Même à l’onu, cedeao, union africaine, caf, les états ne sont pas bons payeurs avec les États unis dans leurs rangs de mauvais payeur. Le problème doit être vu aussi de deux côtés les membres et l’association. Cette dernière apporte-elle la satisfaction à ses membres, sont-ils motivés? En la matière, v’est maintenant que la SEP renaît après sa léthargie profonde de 8 années avec son président “légendaire” cherif sy.

  2. Faut il en rire ou en pleurer ? Comment des gens sensés peuvent ils mettre en place des textes, les fouler au pied et vouloir ériger cela en loi.. Nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude. Si vous n’êtes pas contents allez créer votre association fantoche où on ne paye pas de cotisation et on verra si ça va vivre. Le nouveau bureau a raison d’opérer la rupture d’avec les anciennes pratiques. Il sera sage pour vous de vous remettre dans le rang et toute honte bue, de faire votre mea culpa. Le laisser aller et le laisser faire ne peuvent avoir force de loi..

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