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17è Conférence générale de l’ONUDI: le directeur général Li Yong rebelote pour quatre ans

La 17è session de la Conférence générale de l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) s’est tenue à Vienne, du 27 novembre au 1er décembre 2017, sous le thème «Partenariat pour l’impact – atteindre les objectifs de développement durable (ODD)». Cette rencontre, à laquelle a participé une délégation burkinabè, s’est penchée sur le rôle de l’Organisation dans la réalisation du Programme de développement durable à l’horizon 2030. Les participants ont également discuté des activités de l’ONUDI relatives à l’énergie et à l’environnement, à l’agro-industrie, au renforcement des capacités commerciales et à la création d’emplois. Enfin, la réélection pour quatre ans, le 27 novembre 2017, de M. Li Yong, directeur général de l’Organisation, et la reconduction du mandat de quatre ans du Burkina Faso au Conseil de développement industriel de l’ONUDI ont constitué les autres temps forts de cette 17è Conférence.

M. Li Yong, directeur général de l’ONUDI, réélu pour un mandat de 4 ans.

Le Secrétaire Général de l’ONU, Antonio Guterres, a indiqué dans un message vidéo que l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel est une voix autorisée en matière de transfert de technologies, de flux d’investissements et de développement des compétences. Pour lui, les efforts du directeur général de l’ONUDI peuvent aider à soutenir la transformation économique en Afrique et dans d’autres régions, et, au moment où l’ONU a engagé la lutte contre le changement climatique, son travail peut faciliter la transition vers une croissance sobre en carbone. Aussi, M. Guterres a-t-il félicité Li Yong pour sa réélection à la tête de cette institution spécialisée de l’Organisation des Nations-Unies.

L’on retiendra également des travaux de cette 17è session de la Conférence générale de l’ONUDI, la déclaration du Burkina Faso. Notre pays s’est réjoui de la réélection du directeur général de l’ONUDI et lui a affirmé sa disponibilité à l’accompagner dans l’accomplissement de sa lourde mission.

Le Burkina Faso a salué la volonté affichée de la communauté internationale et des partenaires au développement de prendre en compte la problématique de l’industrialisation des Pays les Moins Avancés notamment celle de l’Afrique à travers plusieurs initiatives. Il s’agit principalement de:

-la proclamation par l’Assemblée générale de l’ONU de la «3ème décennie pour le développement industriel de l’Afrique» sur la période 2016-2025;

-l’Agenda 2063 de l’Union Africaine;

-l’objectif n°9 des Objectifs du Développement Durable (ODD) [bâtir une infrastructure résiliente, promouvoir une industrialisation durable qui profite à tous et encourager l’innovation];

-la 6ème Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD VI);

-l’initiative du G20 dénommée «Partenariat du G20 avec l’Afrique».

Des participants burkinabè posant avec Madame Haïdara de l’ONUDI; de g à d Dr. Jean-Marie Kébré, Joseph Zerbo et Oumarou Diallo.

Toutefois, a relevé le porte-parole du Burkina Faso, cette volonté doit être soutenue et se traduire par des actions fortes sur le terrain et des partenariats mutuellement bénéfiques à l’échelle mondiale, continentale,  régionale, sous- régionale et nationale.

Le Burkina Faso, a-t-il poursuivi, s’est engagé dans cette voie à travers son Plan national de développement économique et social (PNDES), nouveau référentiel de développement qui décline clairement ses ambitions. L’objectif global étant de «transformer structurellement l’économie burkinabè, pour une croissance forte, durable, résiliente, inclusive, créatrice d’emplois décents pour tous et induisant l’amélioration du bien-être social».

Persuadé que l’ONUDI pourrait avoir un apport assez substantiel dans la mise en œuvre du PNDES, le Burkina Faso a entrepris avec elle des actions concertées pour l’alignement de son programme de coopération technique, en conformité avec ledit Plan. De bons espoirs sont à noter pour le financement du programme de coopération technique dont l’objectif global vise à «rétablir progressivement le rôle de l’industrie de production, en tant que moteur de la croissance économique et de création d’emplois».

M. Li Yong et l’Ambassadeur Kéré lors de la remise de ses lettres de créances, le 23 février 2017 à l’ONUDI

Pour terminer, le Burkina Faso a remercié les Etats membres pour l’exemplarité de la franche collaboration dont il a bénéficié au sein du Conseil de développement industriel et pour la confiance renouvelée.

Enfin, sur les grandes questions à l’ordre du jour de la conférence, les experts ont fait de nombreuses propositions qui seront soumises aux plus hautes autorités des pays membres. Il en est ainsi, entre autres, de la problématique des échanges commerciaux. Une vision qui entre en droite ligne de la déclaration des ministres en charge de l’Industrie à l’issue de la 7ème édition de la Conférence ministérielle des Pays les moins avancés (PMA), tenue les 23 et 24 novembre derniers. Cette déclaration, qui a été adoptée, réaffirme la nécessité de promouvoir l’investissement et de trouver des solutions de financement innovantes pour le développement industriel des PMA. Elle indique des actions fortes à mener en matière de développement durable à l’horizon 2030.

Ambassade du Burkina Faso à Vienne

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