Accueil » Logtoré » 17ème édition de la semaine nationale des médecines traditionnelles et alternatives et 17ème Journée Africaine de la médecine traditionnelle au Burkina Faso

17ème édition de la semaine nationale des médecines traditionnelles et alternatives et 17ème Journée Africaine de la médecine traditionnelle au Burkina Faso

Du 26 août au 1er septembre 2019, à Dédougou (région de la Boucle du Mouhoun, le Burkina Faso a célébré la semaine nationale des médecines traditionnelles et alternatives et le 31 août la 17ème Journée africaine de médecine traditionnelle. Cette célébration conjointe a été placée sous le très haut patronage du Premier Ministre, chef du Gouvernement et a réuni autour du Ministre de la santé et de l’épouse du Premier du Ministre, des praticiens de la médecine traditionnelle, des membres du Gouvernement, des autorités administratives, coutumières et religieuses de la Boucle du Mouhoun, la Représentation de l’OMS au Burkina Faso et de nombreux invités.

Photo de famille avec les récipiendaires, 3è à partir de la gauche, l’épouse du Premier Ministre, 5è, le Ministre de la Santé, 6è, le Représentant de l’OMS au Burkina Faso

Selon les statistiques mondiales, 80% de la population africaine a recourt à la médecine traditionnelle. Au Burkina Faso il est reconnu que la pharmacopée traditionnelle fait partie des pratiques ancestrales et les populations y ont recours régulièrement et en première intention pour le traitement de certaines pathologies. Reconnu depuis 1994 par le code de santé publique du pays, le secteur de la médecine traditionnelle a enregistré de nos jours de nombreux progrès.

La tenue de la présente Semaine nationale des médecines traditionnelles et alternatives témoigne de certaines avancées et dénote la collaboration entre le secteur de la médecine traditionnelle et moderne. Placée sous le thème « Agriculture des plantes médicinales au Burkina Faso, une innovation pour un développement durable de la production des médicaments issus de la médecine traditionnelle de qualité », cette semaine a été marquée par une exposition vente de médicaments et produits issus de la médecine et de la pharmacopée traditionnelle; des consultations et soins traditionnels et alternatifs, des sessions de formations des tradipraticiens de santé, une nuit de la médecine traditionnelle.

Véritable tribune d’échanges entre le Ministre de la Santé et les acteurs de la médecine traditionnelle sur les préoccupations et les défis du secteur, la nuit des tradipraticiens a donné l’opportunité aux acteurs de la médecine traditionnelle d’exposer leurs préoccupations au Ministre de la santé. Les principales questions avaient trait aux équipements,  au cadre réglementaire de l’exercice du métier, aux questions de financement et à la formation. Répondant à ces préoccupations, le Ministre de la santé rassure les acteurs que « des réflexions sont en cours pour la mise en place d’un fonds d’appui à la médecine traditionnelle afin de permettre aux tradipraticiens de pouvoir se doter de matériel adéquat de productions de médicaments issus de la médecine traditionnelle et d’offrir des services de soins de qualité à la population».

Visite des stands d’exposition par le Ministre de la Santé et le Représentant de l’OMS

L’occasion était belle pour le Représentant de l’OMS, Dr J. Alimata DIARRA-NAMA de prendre part à ces activités d’une part, mais aussi de livrer le message de la Directrice Régionale de l’OMS pour l’Afrique, véritable plaidoyer à l’endroit des parties prenantes pour l’intégration de la médecine traditionnelle dans les programmes de formation des professionnels de la santé. Prêtant sa voix à la Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, Dr DIARRA a également félicité le Burkina Faso pour les progrès accomplis dans le domaine de la médecine traditionnelle en rapport avec les recommandations de l’OMS. Parmi ces avancées: l’intégration de la médecine traditionnelle dans les enseignements des UFR des sciences de la santé à Bobo Dioulasso, l’inscription des médicaments traditionnels améliorés sur la liste nationale des médicaments essentiels, l’élaboration des fiches de références des patients entre les tradipraticiens et les médecins et la construction d’un centre de médecine traditionnelle et de soins intégrés à vocation internationale. Elle a réitéré la disponibilité de l’OMS à appuyer le Burkina Faso dans le cadre du renforcement de l’intégration de la médecine traditionnelle dans le système de santé.

Convaincu que les populations ont aujourd’hui besoin à la fois de la médecine moderne et de celle traditionnelle pour leur bien-être, le Gouvernement du Burkina Faso réitère ses remerciements aux Partenaires techniques et financiers, particulièrement l’OMS et l’OOAS «pour leur engagement constant dans la promotion de la médecine traditionnelle».

La cérémonie a pris fin par un cérémonial de décoration et de remise de certificats aux tradipraticiens de santé et personnes ressources qui se sont distingués dans la valorisation des savoirs médicaux traditionnels et l’intégration de la médecine traditionnelle dans le système de santé.

Bulletin d’information en ligne de l’OMS au Burkina Faso

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *