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Fonds d’appui à la presse privée: afin que vive la liberté de la presse au Burkina Faso

La presse privée a fortement contribué au processus de démocratisation du Burkina Faso. Elle joue également un rôle important d’information et d’éducation des populations. Mais malheureusement, les médias sont touchés et fragilisés par la crise économique.

C’est pourquoi dans le but d’apporter un soutien structurant aux entreprises de presse privées, il a été créé le Fonds d’appui à la presse privée par décret N°2015-1334/PRES-TRANS/PM/MEF/MCRCNT du 17 novembre 2015.

La cérémonie officielle de lancement du FAPP a eu lieu le 18 octobre 2016 au siège de ladite structure par le ministre de la Communication et des Relations avec le parlement, Rémi Fulgance Dandjinou. Étaient également présents à ladite cérémonie les directeurs des organes de presses privées, le président de la Société des éditeurs de la presse privée et bien d’autres éminentes personnalités du monde de la communication.

Le présidium lors de la cérémonie était composé du ministre de la communication (entre) du directeuir général du PAPP (à droite et du président de la SEP (gauche)
Le présidium lors de la cérémonie était composé du ministre de la Communication (centre) du directeur général du PAPP (à droite) et du président de la SEP (gauche)

Au regard de l’importance de la presse privée dans le développement de notre pays, comment faire pour assurer sa survie et la transformer en un véritable levier pour le développement économique, social et culturel? Il faut assurément lui accordé un soutien (financier, formation, équipement) conséquent. Justement selon le directeur du FAPP, monsieur Bê Palm, l’objectif principal de sa structure est de «consolider et de structurer l’appui de l’Etat au développement de la presse privée, de la radiodiffusion sonore et télévisuelle privée et des médias privés d’information publique en ligne afin d’assurer aux entreprises du secteur des conditions de travail favorables à leur mission».

Pour le ministre Rémi, après les sollicitations des médias il y a de cela deux décennies, l’Etat s’est incliné à accorder une aide publique à ceux-ci parce que leur rôle s’est montré très déterminant dans la consolidation de la démocratie naissante au Burkina Faso. Il a rappelé que «l’aide publique de l’Etat aux médias s’est d’abord matérialisée, depuis 1997, par la subvention accordée aux organes de presse privés. D’un montant initial de 50 millions de F CFA. En 1995, cette subvention n’a cessé de s’accroitre pour se chiffrer à 250 millions en 2015 avant d’atteindre 400 millions de F CFA pour l’exercice 2016».

Mais cette augmentation n’est pas le fruit du hasard. Il faut noter en effet que la création du fonds d’appui à la presse privée est l’aboutissement d’un long processus de plaidoyer et de concertations entre le département en charge de la Communication, les organisations professionnelles des médias et au plus haut sommet de l’Etat.

Dans sa volonté de structurer durablement les entreprises de presse, le gouvernement vise la modernisation des infrastructures, l’équipement, l’accompagnement financier aux activités des médias, etc.

Avant de déclarer lancé le Fonds d’appui à la presse privée le ministre de la Communication a rappelé aux responsables des médias que «cet outil de développement des entreprises de presse ne pourra véritablement jouer son rôle que dans la synergie et l’engagement de tous.» Pour cela il a exhorté les uns et les autres à se l’approprier et à œuvrer à son épanouissement afin que vive la liberté de la presse au Burkina Faso.

Théophile MONE

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