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19e anniversaire de l’assassinat de Norbert Zongo: la commémoration sera célébrée par des actions citoyennes fortes

La Coordination nationale de lutte contre la vie chère (CCVC) et le Collectif des organisations démocratiques de masse et des partis politiques (CODMPP) étaient face à la presse ce 07 novembre 2017, au Centre de presse Norbert Zongo, pour informer l’opinion publique du contexte national, du contenu et de la forme de la commémoration du 19ème anniversaire de l’assassinat de Norbert Zongo et de ses compagnons.

Le présidium

Comme les années précédentes, la CCVC et le CODMPP seront encore au rendez-vous cette année pour rendre hommage à Norbert Zongo et à ses trois compagnons lâchement assassinés puis brûlés à quelques encablures de Sapouy le 13 décembre 1998

D’emblée les organisateurs ont fait un rappel historique. Ils estiment que bien de victoires engrangées au Burkina comme l’insurrection populaire d’octobre 2014 et la résistance héroïque contre le coup d’Etat de septembre 2015, proviennent de la lutte de notre peuple entamée aux lendemains du quadruple assassinat d’une rare barbarie de Norbert Zongo, Ernert Yembi Zongo, Blaise Ilboudo et de Abdoulaye Nikiéma  dit Ablassé. Un mouvement canalise par le Collectif des organisations démocratiques de masse et des partis politiques et qui a contribué à l’élargissement des espaces de libertés et l’éveil de conscience des populations.

Les journalistes présents à la conférence de presse

Évoquant le contexte national de la commémoration du 19ème anniversaire, Chrysogone Zougmoré du collectif et Basolma Bazié de la CCVC appellent les populations «à une mobilisation et un engagement renouvelés dans la lutte, en vue de la satisfaction de leurs préoccupations et attentes pressantes en matière de justice, de vie chère et de respect des libertés». Surtout que le contexte sociopolitique de cet anniversaire est marqué par «le refus des autorités politiques et judiciaires actuelles de faire la lumière sur les nombreux crimes de sang et crimes économiques qui ont jalonné les longues années de règne du régime Compaoré et dont elles sont co-auteurs et par la persistance et l’aggravation de la vie chère.

Au regard d’un tel contexte, les coordinations nationales du CODMPP et de la CCVC ont décidé de la commémoration du 19 anniversaire de Norbert Zongo et de ses compagnons, autour du thème «Par les actions citoyennes fortes, poursuivons la lutte pour un traitement diligent et sérieux des dossiers de crimes de sang et de crimes économiques, contre la vie chère, pour les libertés et l’indépendance nationale véritable».

Ainsi, il est prévu, le 13 décembre, à Ouagadougou, dès 7h, un rassemblement au cimetière de Gounghin pour le dépôt de gerbes de fleurs, de recueillement et l’hommage à Norbert Zongo  et ses compagnons, aux martyrs de l’insurrection populaire et de la résistance au putsch et aux  autres victimes. A 9h, un rassemblement à la Place de la Nation pour une marche-meeting.

Chrysogone Zougmouré président du CODMPP

Outre ces activités, il y aura une conférence de presse de lancement des activités, des campagnes de mobilisation des différentes composantes du collectif et de la CCVC par toutes formes d’actions populaires (Thé et vidéo-débats, meetings, marches-meetings, émissions radios et télé, affiches et papillons d’informations et de mobilisation, etc.).

A la question de savoir où en est-on à l’heure actuelle avec le dossier Norbert Zongo, les conférenciers ont laissé entendre que le dossier étant en instruction (entouré de secrets) on ne peut que noter l’inculpation de trois éléments de l’ex-RSP et souhaiter une suite favorable à l’extradition de François Compaoré. Mais Bassolma Bazié de la CCVC invite les Burkinabè à ne pas baisser la garde car au-delà du discours d’Emmanuel Macron lors de sa visite au Burkina Faso, nous attendons des actes concrets. L’opportunité a été saisie par le président de l’UGEB, Traoré Ismaël, pour donner des informations sur le mouvement qui a lieu sur le campus. Il a, de prime à bord, tenu pour responsable l’administration de l’université qui y aurait planifié les troubles afin de boycotter la grève de 72h des étudiants, décrétée pour protester contre l’invalidation de 2 semestres d’un des leurs et sa suspension d’un an. Pour lui, la communication des autorités, bâtie sur des informations incorrectes, ne permet pas de résoudre véritablement la crise à l’université. Il invite alors toutes les parties au dialogue et à la retenue.

Théophile MONE

 

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