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Débats sur les radios et télévisions du Burkina: y a-t-il des limites à la liberté d’expression des journalistes?

Depuis l’insurrection populaire d’octobre 2014, les langues se sont déliées et la liberté d’expression s’observe et se vit partout (dans la rue, les cabarets, dans les journaux, sur les radios  et sur les plateaux de télévisions) comme si les Burkinabè venaient d’avoir droit à la parole.

Dans le quotidien, cette liberté d’expression prend parfois la forme de l’incivisme ou de l’injure. D’où la question: la liberté d’expression est-elle sans limites au Faso? Surtout pour certains journalistes qui s’arrogent le droit d’insulter des autorités sur les plateaux de télévision ou sur les radios.

Lors de ce débat certains propos sur des autorités politiques comme le président du Faso n'ont pas été courtois.
Lors du débat sur la commémoration de l’an 2 de l’insurrection, sur Bf1, certains propos sur  le président du Faso n’ont pas été courtois. Dommage!

Loin de nous l’idée de vouloir brider la liberté d’expression de quiconque. Mais ayons le courage de nous demander si tout nous est permis, au nom de la liberté d’expression. Comme toute bonne chose, celle-ci ne se gâte-t-elle pas, lorsqu’on s’en sert abusivement?

La scène s’est passée sur la télé Bf1 le 7 novembre 2016 à 22 heures lors d’un d’ébat sur le bilan de la commémoration de l’an 2 de l’insurrection. Un journaliste bien connu par le grand public pour avoir pendant longtemps servi à la télévision nationale a traité de «pleurnichard le président du Faso» parce que celui-ci demande une trêve au peuple. Il n’est pas le seul puisque sur d’autres ondes bien d’hommes de médias ne tournent plus sept fois leur langue avant de parler. Ils insultent à tort et à travers. La liberté d’expression du journaliste ne trouve-t-elle pas ses limites dans les règles déontologiques de son métier? Sans aucun doute.

En effet, on s’attend à ce que les médias, dans une société démocratique, appliquent des codes d’éthique pour encadrer leurs publications afin d’éviter que le journal, la radio ou la tv se convertissent en médias de propagandes partisanes ou idéologiques!

Certes, le théâtre comique le proclamait déjà, «c’est en s’en moquant qu’on corrige les mœurs». Ainsi imite-t-on ce dicton dans les pays démocratiques comme le nôtre où la loi protège la liberté d’expression. Mais est-ce sans limites? On le croirait, en entendant certaines expressions lors des différends débats sur certains médias.  Mais attention, il est légitime d’user de cette liberté, mais sans offenser. Il ne faut pas provoquer ou insulter surtout une autorité sur un plateau de télévision ou sur les réseaux sociaux pour lui exprimer un désaccord.  Cela relève d’un pur aveu de faiblesse.

Qui plus est, aucun média ne survit longtemps si les textes et les images qu’il publie offensent son public. Un public qui ne voudrait pas qu’on manque du respect à son président. Car si la loi protège les journalistes contre les interventions de l’État, elle ne les protège pas de sautes d’humeur des lectorats ou des préférences des auditoires. La retenue, messieurs les journalistes est une sagesse. La liberté d’expression, elle, est une charge. Une responsabilité. Et non une arme à utiliser pour assouvir des vengeances.

Théophile MONE

Un commentaire

  1. Eh! Dieu!!! Ainsi donc les gens « insultent » le président du Faso???!!!. Le vrai danger pour ce pays ce sont des gens comme toi. Il faut vraiment grandir. Le seul cas que tu as pu donner c’est que le journaliste a traité le président de « pleurnichard ». C’est une insulte ça???!!! Mon Dieu ! Soit tu es dangereux pour ce pays soit tu ne comprends pas le sens des mots. Tu es surtout incapable de te placer dans une hauteur d’esprit. Il faut sortir de la frilosité, de la fébrilité, de la dramatisation, de la déification des dirigeants! Mettons nous dans une dimension détendue. Je sais qu’au Burkina le respect existe. Pardon! Pardon!

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