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La mollesse du pouvoir de Roch qui inquiète

Roch Marc Christian investi nouveau président du Faso
Roch Marc Christian investi nouveau président du Faso

Il y a un an que le président Roch Marc Christian Kaboré a été élu. Dans quelques semaines, il va célébrer ses douze mois de présidence. Douze mois passés tranquilles comme si des élections n’ont pas été organisées pour que plus rien ne soit comme avant.

C’est vrai que le Rocco a été accueilli avec un uppercut terroriste. Mais il semble assez costaud pour ‘’enciaisser’’ et passer à la contre-attaque. Mais trois mois après, rien. Six mois. Neuf mois. Sauf la grogne sociale qui ne cesse d’amplifier. Douze mois. Même nous qui sommes restés optimistes commençons à impatienter. Mais surtout à douter. Le soleil levant tarde à monter dans le ciel. Pas de décisions qui changent le quotidien des Burkinabè. Comme certaines nominations. Comme à la Cameg. Comme à l’élection consulaire. Il y a des décisions politiques fortes que le président aurait dû prendre mais il a laissé faire comme par le passé; alors que l’esprit de l’insurection qui a permis qu’il arrive au pouvoir est que: “plus rien ne sera comme avant”.

En autant de mois au pouvoir, la Transition a fait plus que ce pouvoir légal et légitime. On n’a pas vu le président taper du poing sur la table et siffler la fin de la récréation. Au contraire, on a l’impression que Roch a continué sur les traces de Blaise; en moins bien en plus.

A commencer par les nominations de certains ‘’has been’’ ou en poursuivant avec des collabos de Blaise. On s’attendait à certaines promotions, surtout parmis les jeunes cadres du MPP. Beaucoup se sont battus pour la conquête du pouvoir mais beaucoup sont déjà déçus de leur choix. Roch doit se saisir du gouvernail au lieu de laisser le bateau batant pavillon burkinabè voguer au gré des vagues.

L’opinion ne comprend pas pourquoi le programme qu’il a proposé aux Burkinabè et sur la base duquel il a été élu au premier tour fasse l’objet de tournées d’explications dans les régions, même s’il a été décliné en plan. A moins que ce soit le Premier ministre himself qui se l’approprie à haute et intelligible voix, comme l’écolier apprend ses leçons.

Tout politicien lucide, de nos jours, doit savoir que l’expérience politique est un handicap. Si des politiciens de premier plan comme François Hollande et Yahya Jammeh n’ont rien vu venir, à notre humble avis, personne n’est à l’abri des mauvaises surprises.

Nous l’avons déjà écrit et nous en sommes convaincu que le pouvoir post-Transition devrait être nécessairement impopulaire du fait des coups de pied à donner pour établir une gouvernance vertueuse et parce que les attentes sont nombreuses. Mais une impopularité qui vaudra son pesant de voix lors de l’élection suivante.

Les Echos du Faso

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