Accueil » Nè Wendé » Les 18 000 milliards ne sont pas pour revaloriser des salaires

Les 18 000 milliards ne sont pas pour revaloriser des salaires

Nè-Wendé

Moi Nè Wendé, pendant les quatre jours que les paresseux ont mis à ne rien foutre, j’ai fait le tour de Ouaga pour saluer des parents perdus de vue. Il y a de vieilles funérailles que je n’avais pas non plus saluées. Ça été une ronde qui m’a permis de me faire une idée du Burkinabè post insurrection. Nè Wendé!

Il est devenu si con que je vais proposer qu’on débaptise le pays pour lui donner un troisième nom: le Pays du Con! Nè Wendé!

Le Burkinabè d’aujourd’hui a tellement compris le sens de la démocratie, de la liberté, qu’il se dit qu’il ne boit plus l’eau par les narines. Alors que c’est un vrai nez percé. Nè Wendé!

Dès que Gomtibo a entendu que Kaba a eu 18 000 milliards à la place des 5 000 qu’il demandait, Nè Wendé qu’il a dit que sa pauvreté est finie. Il a fait son calcul mental sans réfléchir: 18 000 milliards : 18 millions de Burkinabè = 1 000 000 FCFA pour chacun, donc pour lui Gomtibo. Ainsi, de sa mission à Paris, le Premier ministre va lui rapporter une brique. Quel con! Nè Wendé!

Ce long week-end de mes virées donc, c’est ce que j’ai entendu un peu partout. Que notre pauvreté est partie parce que nous avons reçu 18 000 milliards de FCFA. Ce que Kaba doit faire, c’est sortir encore expliquer à tout le monde que l’argent qu’il a été promis de donner pour réaliser le PNDES-là, ce n’est pas du gombo frais hein! Que c’est de l’argent dans la bouche! Nè Wendé!

Parce qu’il y a aussi un petit fonco salopard, gréviste devant l’Eternel, qui dit que leur syndicat doit ressortir dans la rue pour exiger de meilleures conditions de vie et de travail, parce que le PNDES a déjà produit ses fruits. Nè Wendé!

Alors que ce qui a été annoncé à Paris-là, ce n’est même pas tout qu’on va avoir! Ce n’est pas non plus de l’argent posé qu’on part prélever. Nè Wendé!

Et puis quoi, faut pas qu’on se flatte. Les milliards annoncés dans le cadre du PPP-là, prrr, y a rien dedans. Des gens qui n’ont même pas un bon business au Burkina ici sont sortis annoncer des milliards pour tel ou tel projet. Nè Wendé!

Donc, faisons comme si de rien n’était et continuons de tirer le diable par la queue. Lorsque le gouvernement aura convaincu les partenaires de débloquer les sous promis et que cet argent aura réellement été dépensé dans la réalisation des projets qui vont avoir un impact positif sur nos conditions de vie, ça se saura et nous pourrons demander à Roch de zouter-nous du riz et nous allons lui accorder un second et dernier mandat. Nè Wendé!

Donc, Gomtibo n’a qu’à remballer sa rhétorique. Aucun kopeck collecté dans le cadre du PNDES ne servira à revaloriser un salaire. Tout sera investi dans la satisfaction des besoins du plus grand nombre et pour la prospérité du pays. Et que le premier délinquant au col blanc qu’on prendra dans le sac en train de faire un «je retiens» soit sanctionné pour l’exemple. Nè Wendé!

Un commentaire

  1. Effectivement les 18 000 milliards ne sont pas pour revaloriser les salaires.
    Comme vous l’avez bien dit dans votre article, ce projet de prêt de « 18 000 milliards : 18 millions de Burkinabè = 1 000 000 FCFA pour chacun », cela signifie que chaque burkinabè aura été endetté d’au moins 1 millions F CFA (bébés comme enfants) ;
    Si Gomtibo fait son calcul mental en « réfléchissant » : 18 000 milliards : 18 millions de Burkinabè = 1 000 000 FCFA de dettes pour chacun (bébés comme enfants), donc aussi pour lui Gomtibo. Ainsi, de sa mission à Paris, le Premier ministre va lui rapporter une dette à payer d’une brique.
    Au Burkina Faso, la collecte des fonds pour le remboursement au nom de tous de cette dette incombe à L’ADMINISTRATION FISCALE :
    C’est-à-dire que l’Etat attend des Régies de recettes :
    – qu’ils amènent l’argent pour payer les salaires, faire des investissements et honorer les dépenses de fonctionnement ;
    – qu’ils amènent l’argent pour le remboursement des dettes de l’Etat y compris celles du régime Compaoré toujours en cours de remboursement.
    C’est pourquoi l’administration fiscale demande des MOYENS POUR TRAVAILLER (afin que l’état puisse rembourser toute ces dettes, gérer ses autres dépenses et investir).
    Ces moyens demandés ne sont PAS DE L’ARGENT VENU D’AILLEURS. Il s’agit d’une infime partie de ce que ces administrations fiscales recouvrent qu’il faudra investir dans ces structures (pour les rendre modernes, efficaces, dynamiques) afin de leur permettre d’être à la hauteur des attentes ; ce sera un excellent retour sur investissement.
    Courage au gouvernement et a tous les citoyens de bonne volonté.
    Vive le PNDES, Vive l’Administration Fiscale, Vive le dialogue pour un Burkina qui gagne.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *