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RDC: après le 19 décembre, la CPI ne ressuscitera pas les morts

Le second mandat du président Joseph Kabila prend fin le 19 décembre. La Constitution lui interdit de se représenter, mais le président a su jusque-là manœuvrer, usant de la force et de la ruse pour contenir les manifestations, diviser l’opposition et faire «glisser» des élections, reportées à avril 2018.

Mais les Congo, surtout des quartiers populaires, ne sont pas prêts à accepter facilement ce passage en force du président sortant. Malheureusement, le parti au pouvoir est aussi prêt à tout pour empêcher une insurrection populaire. L’affrontement semble donc inévitable entre des éléments des forces de l’ordre bien armés et un peuple seulement armé de courage. Si la communauté internationale ne prévient pas le carnage, elle sera aussi responsable par son péché d’omission.

Si la communiauté internationale ne fait rien, Joseph Kabila n'hésitera pas à massacrer son peuple à la fin de son dernier mandat
Si la communiauté internationale ne fait rien, Joseph Kabila n’hésitera pas à massacrer son peuple à la fin de son dernier mandat

Pour le moment, les populations de ce grand pays d’Afrique s’en remettent à Dieu, ou à ses ministres. Il ne reste plus que quelques jours à la Conférence épiscopale pour mener à bien le dialogue inclusif tant attendu et arracher un consensus qui permettrait d’éviter l’explosion. Mais les chances d’un compromis entre politiciens aux intérêts divergents sont très minces car la folie du pouvoir a conquis Kabila. D’où la question: Kinshasa va-t-elle exploser le 19 décembre?

Ce dont on est sûr, c’est que l’heure est grave avec l’entêtement du président Kabila à rester au pouvoir après le 19 décembre fin de son second et dernier mandat constitutionnel. Pourtant, la colère de bien de congolais est comme une fièvre qui monte de jour en jour à l’approche de cette date butoir.

La plupart des Congolais, éreintée par la misère noire dans l’un des pays d’Afrique les plus riches est prête à se battre et à combattre pour le changement, la démocratie et des vies meilleures. La date du 19 décembre, suscite donc fantasme, rêve et crainte comme le jour du «jugement dernier». A 72h de cette date fétiche, tout porte à croire que la probabilité des manifestations violentes et sanglantes est grande. Car des millions de laissés-pour-compte rêvent de peser sur l’histoire le «19». Nombreux sont les Congolais qui veulent faire la peau à Kabila, et exprimer leur haine du pouvoir. Le changement à tout prix semble être le slogan du côté de l’opposition. Mais le pouvoir est «prêt à tout» pour empêcher l’insurrection dont rêvent les Congolais du bas peuple.

Que faut-il alors faire face à cette révolte imminente du peuple congolais? S’en remettre à Dieu ou prévenir les graves atteintes aux droits humains? La réponse ne souffre d’aucune ambigüité: prier et agir. Il faut absolument empêcher Kabila de commettre de graves exactions. Car la CPI ne ressuscitera pas les morts. Elle n’en a pas le pouvoir!

Théophile MONE

 

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