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Grèves tous azimut: et si le CES et le médiateur du Faso entraient en action

S’il y a un phénomène social qui a secoué le Burkina durant l’année 2016, c’est bien cette série  de grèves dans les différents corps de métiers. Une situation évoquée dans le discours de clôture de la deuxième session ordinaire parlementaire de l’année 2016, le 22 décembre 2016, par le président de l’Assemblée nationale Salifou Diallo. A l’occasion, il a demandé «au gouvernement d’engager des discussions franches avec les différents syndicats tout en ayant une claire conscience des possibilités budgétaires de l’Etat».

Salifou Diallo, président de l'Assemblée nationale est pour une refonte des statuts particuliers
Salifou Diallo, président de l’Assemblée nationale est pour une refonte des statuts particuliers

Le président de l’Assemblée nationale a lu dans nos pensées parce que nous partageons cette vision. Dans certains cas, le mépris des ministres de tutelle envers les syndicats serait à la base des grèves. Lorsqu’on est un ministre, on doit avoir l’humilité de discuter avec les partenaires sociaux. Pour cette raison, nous estimons que la république dispose d’institutions constitutionalisées qui peuvent amener les 02 parties sur une table de négociation. Il s’agit du Conseil économique et social (CES) où siège les représentants de toutes les composantes de la nation et du médiateur du Faso. La vice-présidence du CES étant présidée par les partenaires sociaux, le représentant n’aura donc pas de difficultés pour mobiliser les autres collèges.

Quelque chose doit être faite pour sauver notre cher Burkina.

Abouga Tagnan

Encadré

Extrait du discours de clôture de la deuxième session ordinaire parlementaire de l’année 2016 prononcé par Salifou Diallo le 22 décembre 2016

« La clôture de cette deuxième session ordinaire de l’année 2016 reste également marquée par des revendications syndicales tout azimut. Je voudrais au nom de la Représentation nationale, inviter le gouvernement et les syndicats au dialogue et à la concertation aux fins d’établir des compromis dynamiques qui assureront à notre pays la stabilité dont il a tant besoin pour se consacrer aux tâches de développement. Dans ce sens, et pour ce qui est du secteur public, je demande au gouvernement d’engager des discussions franches avec les différents syndicats tout en ayant une claire conscience des possibilités budgétaires de l’Etat. Je salue le sens de responsabilité des syndicats qui mènent un combat légitime pour l’amélioration des conditions de vie et de travail de ses membres. En revanche, je déplore et condamne la récupération des luttes syndicales par les officines politiques occultes. Au demeurant et compte tenu de la multiplicité des statuts particuliers qui sont devenus légion, j’encourage le gouvernement à revisiter les lois portant gestion des personnels de l’Etat dans l’optique d’une refonte des différents statuts particuliers. Par ailleurs, il me semble indiquer que les partenaires sociaux puissent revoir la Convention collective interprofessionnelle du 9 juillet 1974 et les Conventions collectives annexes afin d’en améliorer le contenu au profit des travailleurs. L’exercice du droit de grève reste légitime et sacré dans un Etat de droit. Cependant, le recours abusif et systématique à la grève au mépris de certaines règles dont le principe de la permanence du service public qui requiert le service minimum, demande à être revu par toutes les parties. »

 

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