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HCRUN: des victimes de l’insurrection des 30 et 31 octobre 2014 plaident leur cause

Dans le cadre du traitement des dossiers auxquels il doit apporter des solutions appropriées, le Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN)  a reçu une délégation de l’Association des blessés de l’insurrection populaire ce jeudi 26 janvier 2017 à Ouagadougou. Une rencontre qui marque la fin d’une série de concertations entamées vendredi dernier.

Le présidium à la séance de concertation
Le présidium à la séance de concertation

Conformément à sa première attribution qui est d’assurer le traitement des dossiers déjà enregistrés et en cours d’enregistrement, s’inscrivent ceux des victimes et ayants droit de l’insurrection, des victimes du coup d’Etat de septembre 2015.

Le président du HCRUN, Benoit Kambou
Le président du HCRUN, Benoît Kambou

Blessures non encore complètement guéries, balles toujours logées dans des membres, voici la liste non exhaustive de maux que trainent les victimes de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014. Réunies au sein de l’Association des blessés de l’insurrection populaire, elles ont été invitées au HCRUN à exposer les difficultés qu’elles rencontrent au quotidien.

«Nous sommes heureux de fermer cette série de concertations entamées vendredi dernier avec les victimes et ayants droit de l’insurrection, des victimes du coup d’Etat de septembre 2015, pour les entendre, recueillir leurs doléances et leur plaidoyer afin de pouvoir étayer les dossiers que nous avons reçus.», a laissé entendre le président du Haut conseil pour la réconciliation et l’unité  nationale (HCRUN), Benoit G. Kambou, à sa sortie d’audience. Il a également promis d’écouter dans les jours à venir, ceux dont les noms ont été cités pendant cette série de concertations depuis le vendredi 20 janvier.

Le porte-parole
Le porte-parole de l’Association des blessés de l’insurrection populaire, Constant Bassolé

Pour la suite à donner au dossier, le président Benoît Kambou a estimé qu’il y a encore beaucoup à faire en matière de justice et d’indemnisation parce qu’ils pensent qu’il y a de nombreux blessés qui nécessitent des soins.

«Aujourd’hui, nous les blessés n’avons toujours pas la santé. Nous avons  toujours des particules de balles dans nos organismes,  il y a certains parmi nous dont un bras ne fonctionne plus, et l’Etat ne nous soigne pas correctement. On ne peut pas identifier 3 ou 4 personnes pour évacuer en Tunisie. Nous avons un membre de notre Association qui a des crises d’épilepsie car il a été touché au niveau de la tête; mais à l’Hôpital Yalgado on lui a dit qu’il n’y a plus d’argent pour lui acheter ses comprimés. Le HCRUN nous propose de tout lui dire pour qu’il puisse intercéder à notre faveur», a affirmé Constant Bassolé, le porte-parole de l’Association des blessés de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014.

Pour les indemnisations obtenues pendant la Transition, il affirme qu’elles s’élevaient à 300 000 F CFA. Mais à l’en croire, il y a des blessés qui ne peuvent plus travailler et souffrent énormément. «On attend d’abord la santé avant la justice et après la vérité et la réconciliation».

En rappel, le HCRUN est composé de 21 membres désignés par le président du Faso, le  Premier ministre et le président de l’organe législatif qui a pour missions entre autres, de créer les conditions favorables à la réconciliation, à l’unité nationale et à la cohésion sociale, gage de paix et de stabilité pour un développement durable.

Omar Idogo, stagiaire

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