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Le 1er ministre à Thomas Sankara

Répondant à une question sur toutes les menaces qui pesaient sur lui, le capitaine Thomas Sankara, de façon imagée, avait dit: «Tuez Sankara, des milliers de Sankara naîtront…» Et il ajoutait qu’il était comme un cycliste sur une pente raide avec de profonds ravins à gauche et à droite de la route. Impossible donc de s’arrêter sinon c’est la chute fatale.

Nos braves paysans peuvent espérer vivre du fruit de leur dur labeur (ph www.unprb.org)
Nos braves paysans peuvent espérer vivre du fruit de leur dur labeur (ph www.unprb.org)

C’est ainsi qu’il a essayé de faire de son mieux pour sortir le Burkina du trou. De grandes opérations ont alors été lancées: vaccination commando pour sauver les mères et les enfants, alphabétisation baantaré pour l’éducation de masse… Surtout et surtout le fameux slogan «consommons ce que nous produisons et produisons ce que nous consommons». Quoi de plus normal ! On n’avait même pas besoin d’être Thom Sank pour savoir que consommer ce que nous produisons donne un sens à l’économie nationale.

Malheureusement, les frontistes avec à leur tête Blaise Compaoré sont venus mettre fin à tout cela. Sous le fallacieux prétexte de conformité à la communauté internationale, le caviar a fait son retour à la présidence du Faso, les vins grands crus venaient enrichir la cave présidentielle, les costumes Paco Rabane et Smalto ont chassé les beaux boubous FDF… Le bon poulet local a laissé la place aux congelés venus de l’Occident.

Mais comme le fameux slogan de Thom Sank était dans la vérité, il a fini par rattraper le mensonge grâce au Premier ministre Paul Kaba Thiéba. Il a pris une note remettant au goût du jour le slogan «consommons ce que nous produisons». C’est une grande décision qui va permettre de relancer l’économie nationale. Car avec l’obligation faite rien qu’aux casernes militaires d’acheter les produits locaux, les agriculteurs du Sourou et de Bagré ont le sourire large; ils n’auront plus à se demander comment gérer leurs productions. Les maraîchers du Faso verront leur production enlevée et ne seront plus obligés de la brader ou de la laisser pourrir dans les champs.

C’est une grande décision, Monsieur le Premier ministre, lui en qui on ne voyait pas une fibre sankariste quand on sait d’où il vient… Quelqu’un qui a passé une bonne partie de sa carrière dans la finance internationale et ce n’est pas dans leur milieu qu’on peut recruter facilement des progressistes, bien au contraire…. Mais PKT avec cette décision d’importance capitale vient de démontrer qu’il était loin du Faso mais il n’a pas totalement oublié que dans ce pays, le développement est basé sur l’agriculture. Pour ça Nè Wendé m’a dit qu’il fait chapeau bas et gourdin à terre pour saluer le retour du «consommons ce que nous produisons et produisons ce que nous consommons.»

Mais le Premier ministre doit aller plus loin, en intégrant les productions de la SAP Olympic et les huiles et savons de la SN Citec…

  1. H.

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