Accueil » Société » Pornographie: le poison subtil et violent qui ravage notre jeunesse

Pornographie: le poison subtil et violent qui ravage notre jeunesse

Nous sommes en guerre: les dirigeants politiques le disent, les médias le proclament, les Burkinabè semblent désormais en être convaincus depuis les actes barbares du 15 janvier 2015 et les attaques répétées des fous de Dieu au Nord, avec leurs nombreuses victimes. Si guerre il y a, il importe de définir clairement qui est l’ennemi, quel est l’objectif final de cet ennemi, et comment le combattre. Mais de quelle guerre parle-t-on? Uniquement du front militaire?

Ici des bombardements aériens contre des positions de terrosristes
Ici des bombardements aériens contre des positions de terroristes

Inutile de rappeler que la priorité de tous les dirigeants du monde s’appelle désormais «guerre contre le terrorisme». Cette guerre, on le sait, est asymétrique, car les terroristes peuvent frapper n’importe qui, n’importe où et avec tous les moyens possibles.

Au regard de ses effets humains, politiques, économiques, sociaux et culturels, les Etats se doivent d’y répondre avec fermeté et responsabilité. De même, face à cette guerre aveugle, nous devons tous faire face, sans plier et sans reculer. La tâche que nous avons le devoir de mener est immense, mais ô combien nécessaire pour que nos pays échappent à la mort!

Contre le terrorisme islamique donc, les chefs d’État du continent africain en général et ceux du Sahel en particulier sont décidés à conjuguer leurs forces. Et pour preuves, les pays membres de la CEDEAO et ceux du G5 Sahel sont prêts à mutualiser leurs efforts pour venir à bout de ce fléau qui freine le développement. Ces initiatives sont justes, bonnes et normales.

A côté de cette guerre contre le terrorisme,il est une autre guerre à mener, tout aussi impitoyable: c’est celle contre la pornographie
A côté de cette guerre contre le terrorisme, il est une autre guerre à mener, tout aussi impitoyable: c’est celle contre la pornographie

Mais il est une autre guerre à mener, tout aussi impitoyable: c’est celle contre la pornographie. Car elle fait des ravages, en tant qu’un poison subtil. Subtil et violent, parce que cette perversion ravage la jeunesse dans ce qu’elle a de plus intime et de plus sacré. Il s’agit donc bien d’une guerre, mais sur un autre front, celui des valeurs morales.

Malheureusement, cette pollution morale que représente la pornographie, ne bénéficie pas d’un soutien médiatique fort. C’est même plutôt l’inverse. La plupart des autorités politiques, économiques et éducatives de l’Afrique sont silencieuses sinon complaisantes sur le sujet.  C’est normal, pensera-t-on, la pornographie, tout le monde est contre.  Mais le temps presse. Et contre cette véritable pandémie et crise de santé publique il faut vite agir pour circonscrire les dégâts de cette industrie dans les familles.

Ce combat a pour enjeu primordial l’éducation des enfants à la pudeur et à la beauté de l’amour humain.  Car dans ce monde où il n’y a plus de barrières ni de vraie protection, où tout est permis, il n’existe plus de zone grise. Pour éviter que la pornographie ne prenne toute la place, c’est de l’intérieur qu’il faut reconstruire la personne, pour la guider vers le bien. Aux familles d’être en première ligne.

Théophile MONE

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *