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Faut-il attendre le 8-Mars pour se souvenir des femmes?

Instituée à Copenhague au Danemark en août 1910 lors de la seconde conférence internationale des femmes socialistes, la Journée de la Femme, le 8 mars, est célébrée chaque année dans le monde entier comme un événement important. Des manifestations diverses sont organisées à l’occasion desquelles des propositions multiples sont faites pour améliorer davantage les conditions de vie des femmes. Mais avec le temps, on constate qu’il y a eu plus de prises de décisions que d’actions.

Cette année, au Burkina, le 8 mars se célèbre dans la responsabilité et contre les exclusions sociales
Cette année, au Burkina, le 8 mars se célèbre dans la responsabilité collective et contre  l’exclusion sociale des femmes

Consacrée aux femmes pour leur faire prendre conscience de la place réelle qu’elles occupent, la Journée du 8 mars est pour elles un moment de réflexion sur leur situation. Aussi revient-il aux femmes de mobiliser les énergies nécessaires pour faire aboutir leurs revendications. C’est par leur force de persuasion, de discernement et de participation qu’elles donneront du poids et de la valeur à leur émancipation. Parce qu’on leur demande beaucoup plus qu’aux hommes, les femmes doivent toujours faire leurs preuves. Elles sont toutes constamment appelées à redoubler d’efforts pour être considérées au même titre qu’eux.

Il ne faut pas attendre le 8 mars pour se souvenir des femmes
Il ne faut pas attendre le 8 mars pour se souvenir des femmes

Comme chacun le sait, aucune société ne saurait se développer véritablement sans la participation des femmes. Le rôle catalyseur des femmes dans la société est indéniable. Mais de multiples problèmes entravent encore leur plein épanouissement: mariage forcés, prostitution, excision, chômage, exclusions sociales, etc. C’est d’ailleurs sous le thème, «La valeur morale de la personne humaine: responsabilité des collectivités dans la lutte contre l’exclusion sociale des femmes» que le Burkina célèbre cette journée. Faut-il attendre le 8 mars pour se souvenir des femmes? Si C’était le cas, elles devraient alors saisir ces occasions pour signifier que l’intervention des autorités de l’Etat à leur côté doit être permanente. Il ne suffit plus de faire de longs et beaux discours pour dire que l’on soutient les femmes dans leurs multiples activités. Ce que les femmes attendent, c’est qu’après les discours, suivent des actes concrets, palpables, mesurables. Le 8 mars vaudra tout son pesant d’or aux yeux des femmes si les acquis se consolident, si de nouveaux espaces de développement en  leur faveur sont viabilisés, s’il y a une continuité dans le temps de toutes les actions. Pourrait-on, par exemple, convenir d’un plan quinquennal ou triennal des Journées internationales de la Femme, établir un inventaire des actions à entreprendre et un plan d’opérations à mener? Aujourd’hui, les femmes ont besoin de résultats susceptibles d’influer sur les tendances lourdes qui handicapent leur développement. Au Burkina, combien de personnes, plus particulièrement de femmes savent ce que contient le Code des personnes et de la famille? Si l’on effectuait un sondage, l’on se rendrait compte que beaucoup de femmes méconnaissent le contenu du Code. Pourtant, il est plus que nécessaire de le vulgariser le plus largement possible afin que les femmes se sentent plus concernées par les droits qu’il promeut pour l’avenir radieux de la nation.

Théophile MONE

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