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Rencontres annuelles Sofitex-Unpcb: des engagements pour booster la productivité (1/2)

Le DG, le préfet de Bondoukouy et le conseiller technique, à l'étape de Bondoukuy
Le DG, le préfet et le conseiller technique, à l’étape de Bondoukuy

Dans le cadre des traditionnelles rencontres de début de campagne entre la Société burkinabè des fibres textiles (Sofitex) et les producteurs de coton rassemblés au sein de l’Union nationale des producteurs de coton du Burkina (Unpcb), le Directeur général de la Sofitex, Wilfried Yaméogo, accompagné du président du Conseil d’administration de l’Unpcb, Bambou Bihoun, des équipes techniques et de représentants des banques partenaires de l’Unpcb, a effectué des sorties sur le terrain. Objectif, féliciter les producteurs pour les résultats obtenus après le retour au 100% coton conventionnel et les galvaniser à produire plus et bien.

Après Silly dans la région cotonnière de Koudougou en début de semaine dernière, l’équipe a poursuivi son périple dans les six autres régions. Nous l’avons rejointe à Bondoukouy dans la région de Dédougou et à Satiri dans celle de Bobo-Dioulasso.

Comme à Silly, Wilfried Yaméogo, après avoir planté le décor, c’est-à-dire fait le bilan de la campagne qui s’achève au niveau de la région et du département concernés, donné les perspectives pour celle qui s’installe, annoncé les différents prix d’achat du coton et des intrants et décliné les dispositions prises par la Sofitex pour une campagne réussie, en insistant surtout sur l’amélioration de la productivité au champ, la parole a été donnée aux cotonculteurs pour recueillir leurs questions et préoccupations. Et là, les producteurs n’ont pas été avares en questions et tendres avec la Sofitex et ses démembrements sur le terrain.

On note soigneusement les prix pour pouvoir se décider
On note soigneusement les prix pour pouvoir se décider

A Bondoukuy le 18 mai dernier, malgré les fortes précipitations enregistrées dans la zone ces derniers jours, la participation des paysans était forte. Wilfried Yaméogo les a félicités car, a-t-il noté, «le producteur de coton au Burkina Faso, c’est celui-là qui crée la richesse pour le pays et qui nourrit la population avec les céréales qu’il produit». Il leur a fait comprendre le lien interdépendant qu’il y a entre cotonculteurs et Sofitex. Sans producteurs pas de Sofitex et vice-versa. Comme certains le pensent donc, la Sofitex ne peut pas exploiter le producteur, car leurs vies sont intimement liées, a-t-il souligné.

Il a surtout centré son message sur le changement. Changement d’une façon traditionnelle de faire les choses vers une technique professionnelle, moderne. Il y a du bon dans le traditionnel mais il faut abandonner les méthodes rétrogrades, a-t-il soutenu. C’est la seule voie pour les cotonculteurs d’améliorer les rendements et booster la production pour réaliser des bénéfices substantiels. Et c’est possible de le faire car, selon lui, la zone ne mérite pas son rendement de 867 kg/ha pour une production de 14 000 T.

La hausse du prix d’achat de 10 FCFA (245 F contre 235 F pour la campagne 2016/2017), le maintien du prix des intrants à leur niveau de l’année dernière, la qualité des intrants mis à la disposition et le concours du meilleur producteur avec un tracteur de 65 cv équipé devraient concourir à cela.

Des producteurs attentifs au message
Des producteurs attentifs au message

Et Wilfried Yaméogo de prodiguer les conseils de bonnes pratiques pour réaliser cet objectif:

  • . Respecter les itinéraires techniques, les paquets technologiques et les conseils des agents de terrain;
  • . Réaliser des semis précoces, surtout que la saison s’est installée dans la zone;
  • . Relever la densité des pieds à l’hectare (environ 62 000 à 65 000) au lieu des 47 000 constatés;
  • . Surveiller enfin le parasitisme qui, à lui seul, peut faire basculer une campagne.

La Sofitex s’engage à disponibiliser les stocks tampons de semences pour les cas de ressemis. Elle a déjà commandé du matériel de traitement et des insecticides de bonne qualité.

A l’étape de Satiri le lendemain, il a fallu attendre les producteurs. La raison? Une pluie s’est abattue sur la zone la veille et les a mobilisés dans leurs travaux de labour et de semis. Mais après un oment d’attente, ils ont accouru comme les éphémères viennent à la lumière. Le message n’a pas varié: changer de techniques pour améliorer la productivité et amoindrir les charges.

En attendant l'arrivée des producteurs
En attendant l’arrivée des producteurs

A Satiri, la production du département est de 10 500 T avec un rendement de 706 kg/ha. Insuffisant, a apprécié le DG. Il y a même une Société coopérative de producteurs de coton (Scoops-PC), nouvelle appellation de Groupement de producteurs de coton (GPC), qui a obtenu un rendement de 380 kg/ha. A la limite des 364 kg/ha nécessaires pour rembourser le crédit d’un hectare. Au même moment, dans la même zone, un producteur a réalisé un taux de 1 379 kg/ha. En aparté, il a révélé avoir réalisé 2 000 kg/ha sur certaines de ses parcelles! Wilfried Yaméogo a conseillé aux producteurs (tout comme à Bondoukuy) de réaliser un rendement compris entre 900 et 1 500 kg/ha.

A suivre…

Hidogo

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