Accueil » Arts-Culture » 2ème édition du festival Dwi Joro/Buuri Tigsgo: pour valoriser le potentiel culturel de la communauté Kassena-Nankana

2ème édition du festival Dwi Joro/Buuri Tigsgo: pour valoriser le potentiel culturel de la communauté Kassena-Nankana

Les rideaux de la deuxième édition du Festival culturel de la communauté Kassena-Nankana dénommée «Dwi Joro/Buuri Tigsgo» sont tombés dans la soirée du dimanche 25 novembre 2018 à Ouagadougou. Durant trois jours de valorisation du potentiel culturel de la communauté Kassena-Nankana, ce festival placé sous le thème «Culture kassena-Nankana, patrimoine et changement climatique», a pu réunir les peuples Nankana et Kassena du Burkina et du Ghana, pays invité d’honneur.

Le président du comité d’organisation, Abraham Abassagué dévoilant l’objectif de ce festival

Les peuples Nankana et Kassena venus de Pô, Tiebelé, Guiaro, Ziou, Zecco et du pays voisin, le Ghana, vêtus de tenues traditionnelles, ont répondu favorablement au rendez-vous de la 2ème édition du «Dwi Joro/Buuri Tigsgo» dans la capitale burkinabè. Durant trois jours de cohésion sociale sous le thème: «Culture Kassena-Nankana, patrimoine et changement climatique», le festival Dwi Joro/Buuri Tigsgo a connu la présence de plusieurs chefs coutumiers de cette communauté. Des troupes de danses et de chansons traditionnelles des différentes localités comme le «nagla» de la troupe de Guiaro et une troupe de danse venue de la région de Bolga, au Ghana, ne se sont pas fait prier pour leur présence.

Le ministre des Sports et Loisirs, Daouda Azoupiou, patron du festival

A cette 2ème édition, diverses activités étaient inscrites au programme telles que la parade carnavalesque guerrière, la grande foire artisanale et commerciale, la grande nuit du Nahouri (danses et musiques traditionnelles), la grande soirée de la parole et de la mode (conte, humour et défilé de mode), des conférences, etc.

Ce festival qui s’inscrit dans le cadre de la reconnaissance du peuple Kassena et Nankana a même connu la présence effective de l’ambassadeur du Ghana au Burkina, Dr Adam Abdul Rahamana.

Tambours de la cour royale de Tiébélé

Pour le patron du festival, le ministre des Sports et Loisirs, Daouda Azoupiou, «cette édition est une rencontre des communautés Kassena et Nankana, une occasion de se retrouver dans un élan de solidarité et de fraternité pour engager un dialogue des cultures». Ce fut une belle occasion pour les fils et filles de la province du Nahouri, estime-t-il, de se retrouver et d’échanger autour des valeurs de solidarité et de cohésion enfin de tracer les Sillons du développement radieux de ladite province. Convaincu que cette rencontre a ouvert les yeux des uns et des autres, le ministre Azoupiou a réaffirmé tout son soutien pour les éditions à venir.

Démonstration d’une des troupes sur la scène

L’innovation majeure de cette édition, a été sans doute la distinction par des attestations, de dix (10) braves fils et filles de la localité qui prônent la culture au-delà des frontières burkinabè dont cinq dans la catégorie culture et cinq dans le domaine entreprenariat. Ce geste, selon le président du comité d’organisation, Abraham Abassagué, «est de pouvoir, de motiver et d’inciter les uns et les autres à investir dans le Nahouri enfin de rêver le développement de cette province». Par ailleurs, il a relevé que ce festival est un atout pour attirer les touristes dans la province du Nahouri, qu’il trouve «riche en valeurs culturelles». Ce grand succès, a rassuré M. Abraham, confirme le besoin et tout l’intérêt de cette grande manifestation culturelle dans la sauvegarde, la valorisation, la promotion et la découverte du patrimoine culturel Kassena-Nankan. Aussi, a-t-il invité les peuples Kassena-Nakana à cultiver d’avantage la cohésion sociale.

Omar Idogo

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *