Accueil » Economie-Finances » Taxe sur les véhicules à moteur: le Directeur général des Impôts s’explique

Taxe sur les véhicules à moteur: le Directeur général des Impôts s’explique

Le Directeur général des Impôts (DGI) a donné des éléments de précision sur les nouvelles mesures fiscales qui font polémique ces derniers jours, au cours d’une conférence de presse animée ce mercredi. A cet effet, il a rassuré que c’est un seul nouvel impôt qui a été créé en 2019, à savoir la taxe sur les véhicules à moteur.

Adama Badolo, Directeur général des Impôts (DGI) donnant des éléments de précision sur les nouvelles mesures fiscales

«C’est un seul nouvel impôt qui a été créé en 2019 à la demande de l’Association des municipalités du Burkina Faso», a déclaré le Directeur général des Impôts, Adama Badolo, précisant que c’est la taxe sur les véhicules à moteur.

Selon lui, après l’adoption de la loi de finance, «on a entendu beaucoup de choses. D’aucuns ont parlé d’une pluie d’impôts au Burkina et d’autres sont allés jusqu’à dire que c’est un matraquage fiscal». Mais pour le DGI, ce n’est pas le cas, car en 2019, il n’y a eu qu’un seul impôt qui a été institué.

Ce nouvel impôt, renseigne-t-il, concerne uniquement les véhicules à quatre roues, plus précisément les voitures personnels, parce que les voitures qui sont à usage professionnel tels les taxis payent déjà les impôts. «Le tarif va de 7 000 Francs à 30 000 FCFA. Les voitures simples, telles les Toyota Corolla, qui ont autour de huit chevaux vont payer 7 000Francs. Celles qui ont autour de douze chevaux, tels les RAV4, vont payer 10 000 Francs. Quant aux voitures qui sont à plus de vingt chevaux, tels les V8, le montant à payer est de 30 000 Francs», a-t-il expliqué, tout en ajoutant: «Chacun va payer en fonction de la taille et de la puissance de son véhicule».

Il faut souligner qu’en plus de cette nouvelle mesure, la DGI a procédé à une autre réforme majeure qui concerne la suppression de la contribution du secteur boisson (CSB) applicable aux personnes exerçant leurs activités dans la revente des boissons de fabrication locale et son remplacement par le régime fiscal de droit commun. Cette mesure a été motivée, selon Adama Badolo, par le fait que tous ceux qui vendaient de la boisson dans les bars, les boîtes de nuit, les maquis ne payaient pas d’impôts car ils étaient supposés le faire à l’achat de la boisson à la Brakina.

Pourtant, a fait remarquer M. Badolo, ils sont rares ceux qui ne font que de la vente de boissons, car à côté de cette activité, il y a d’autres activités comme la restauration, la grillade, les poulets flambés. En mettant les prélèvements uniquement sur les boissons, foi du DGI, «on les oblige à déclarer l’ensemble de leurs activités». Contrairement à ce que certains pensent, «nous n’avons pas aggravé la fiscalité du secteur, nous avons tout simplement voulu le soumettre à un régime fiscal de droit commun pour plus d’équité et plus de justice».

Par rapport aux taxes sur les boissons, le taux était de 10%. «Nous le relevons à 15%, d’abord parce qu’une directive de l’UEMOA permet d’aller jusqu’à 20%. Deuxièmement, le ministère de la Santé nous a recommandé de ne pas croire que les boissons gazeuses sont saines par rapport aux bières».

Concernant les boissons alcoolisées, M. Badolo explique: «L’année dernière, nous avons augmenté le taux pour les boissons alcoolisées autres que la bière à 35% et les bières à 30%. Ce qui n’a pas de problème, c’est l’eau, donc on n’a pas augmenté le taux de l’eau».

Madina Belemviré

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *