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A l’ONU, le Burkina demande «une coalition internationale» antiterroriste pour le Sahel

Face à la détérioration rapide de la sécurité dans la région, la Force G5 Sahel a demandé au Conseil de sécurité «la même détermination qu’en Irak et en Afghanistan».

A Mauritanian soldiers stand guard at a G5 Sahel task force command post, on November 22, 2018, in the southeast of Mauritania near the border with Mali. – Remote villages near the border with Mali, have long been neglected by authorities, making them easier prey for jihadists and other armed groups that have proliferated in Africa’s Sahel region. Now they are at the heart of a push to win over grassroots support in Mauritania with authorities ramping up both security operations and infrastructure development to stop the spread of extremism. (Photo by THOMAS SAMSON / AFP)

La lutte contre le terrorisme et la criminalité au Sahel «est une responsabilité collective» et «il est temps que la communauté internationale envisage la création d’une coalition internationale», a affirmé, jeudi 16 mai, au Conseil de sécurité, le chef de la diplomatie du Burkina Faso. Ces fléaux doivent «être traités avec la même détermination que celle qui a prévalu en Irak et en Afghanistan», a estimé Alpha Barry, qui s’exprimait au nom des cinq pays membres de la Force G5 Sahel (Burkina, Niger, Tchad, Mauritanie et Mali).

«Les Etats membres du G5 Sahel n’y arriveront pas tout seuls», a insisté le ministre, en évoquant «une lutte pour [leur] survie» et en rappelant les événements de ces dernières semaines: prise en otages de Français, assassinats dans des églises, décès mardi de 28 soldats nigériens. Au Sahel, «les groupes terroristes (…) restent toujours forts et (…) partout la menace gagne du terrain», a estimé le ministre burkinabè. Alpha Barry a aussi réclamé à la communauté internationale d’afficher «une position claire quant à la résolution de la crise libyenne», alors que le pays «reste un sanctuaire d’incubation» pour des «terroristes et criminels de tout ordre».

Secrétaire générale adjointe de l’ONU pour l’Afrique, Bintou Keita a aussi considéré que «la Force conjointe G5 Sahel ne pouvait pas affronter seule la charge du combat contre le terrorisme et la stabilisation de la région». Elle a demandé au Conseil de sécurité d’élargir le soutien logistique de l’ONU à cette force antidjihadiste lancée formellement depuis deux ans mais qui souffre toujours d’un manque d’équipement et d’une opérationnalisation incomplète.

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Le Monde avec AFP

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