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À propos de la com politique

Les premières élections de l’après-Blaise Compaoré seront, à n’en pas douter, un bon cru pour l’enracinement de la démocratie pluraliste au Faso. Pour la première, fois tout le monde est ‘’tocard’’, pour emprunter au langage des turfistes et en même temps tout le monde est ‘’favori’’. Les chances semblent égales… La différence se fera certainement sur le plan de la communication.

 Photo d'illustration
Photo d’illustration

Là, nos chers partis et formations politiques ont un gros boulot à faire. Malheureusement, on constate que les communicants des partis accusent un gros retard. Et cela du fait des mauvais choix. Visiblement, ici au Faso, on semble encore penser qu’un journaliste est systématiquement un bon communicant, surtout s’il est de la presse d’Etat, précisément de la télévision nationale. C’est une grosse erreur!
Pour preuve, le MPP avait comme patron de sa com un ancien directeur de la TNB. Les résultats n’ont pas été à la hauteur des attentes des boss de ce parti. Il a été remplacé par un autre ancien directeur de la TNB. Celui-ci aussi a pris le même chemin que celui qu’il a remplacé. Pour eux, la com, c’est quand la RTB Télé couvre un événement.
Pour le dépôt de la candidature du président du MPP au Conseil constitutionnel, le nouveau directeur de campagne n’a pas pipé mot à Mounafica et à plein de confrères. Le mot d’ordre du CSC disant d’éviter la couverture médiatique en précampagne ne justifie pas tout. Et pourquoi? Voilà, quand un chargé de com, un vrai prend les commandes, il fait des efforts pour se signaler aux hommes et femmes de la plume et du micro, une sorte de prise de contact. Mais ici, aucun chargé de com des partis politiques n’a pris contact avec Mounafica et Nè Wendé. Quand on prend un fonctionnaire des médias d’Etat qui, en plus, n’a que cette vision ancienne de «on attend la presse pour commencer la cérémonie…», cette ritournelle du temps du règne sans partage de la télévision nationale, ce chargé de com ne peut pas se départir de ses anciennes habitudes, car il refuse de voir que le paysage médiatique du Faso a changé positivement. Alors, certains politiques et pas des moindres seront étonnés de voir que le message passe difficilement, alors qu’ils ont des plages à la télé nationale.
Ils peuvent toujours rectifier le tir, en faisant cette sorte d’exercice avec leur chargé de com: tout simplement lui demander de donner des numéros de téléphone de certains hommes de presse. Les responsables de partis seront édifiés.
Ousmane Hébié

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