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A qui le tour?

La Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (Maco)

La rentrée gouvernementale semble coïncider avec des actions fortes de lutte contre la concussion et la délinquance en col blanc, en vidant d’abord les tiroirs. En début de semaine dernière, l’ancien DG du FAFPA, Pathinda Alassane Ouédraogo, a été déféré à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (Maco), rejoignant ainsi son DAF qui y séjourne depuis trois mois pour une affaire de détournement présumé de 90 millions. Deux jours après lui, c’est une présidente d’institution, en l’occurrence Nathalie Somé du Conseil supérieur de la communication, qui était à son tour déférée. Qu’il en soit ainsi pour que les deniers publics soient bien gardés et gérés. Car, à moins d’être un délinquant invétéré et indécrottable, ces actions vont faire réfléchir par deux fois avant de tremper sa moustache dans la soupe.

D’aucuns avaient pensé que le «plus rien ne sera comme avant» était une coquille vide mais ces deux exemples montrent à souhait que le tournant a été pris. Dans l’histoire de la Haute-Volta au Burkina Faso, c’est la première fois qu’un président d’institution est emprosonné pour des faits de malversations présumées. C’est un bon point pour le pouvoir du Roch.

Donc, la leçon à tirer est que nul n’est au-dessus de la loi et que, quelle que soit la durée de la nuit, le soleil finira par se lever sur les dossiers de détournements présumés qui dorment dans les tiroirs des palais de justice.

A qui le tour?

Les Echos du Faso

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