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Accès à l’énergie au Burkina: la JED interpelle le gouvernement sur ses engagements tout en sollicitant une plus grande implication des médias

L’Association «Journalistes et communicateurs pour les énergies et le développement durable (JED)» a animé, ce vendredi 24 novembre 2017, une conférence de presse au Centre de presse Norbert Zongo. Objectif, faire la lecture de la situation énergétique au Burkina Faso, interpeller le gouvernement sur ses engagements et demander aux hommes des médias de s’impliquer davantage dans la question de l’énergie.

Présidium lors de la conférence

Dans sa déclaration liminaire, le bureau exécutif de l’association a fait des constats, évoquer les perspectives avant d’exhorter le gouvernement à aller au bout de ses engagements.

Les constats

Avant de faire la lecture de la situation énergétique du pays, le bureau exécutif de la JED a émis le souhait que les hommes des médias s’impliquent davantage dans la question de l’énergie «surtout au moment où les choses sont entrain de bouger dans le bon sens». En effet, pour les membres de cette association qui a vu le jour en 2013, les douze derniers mois ont été marqués par des initiatives en vue de contribuer à l’amélioration de notre situation énergétique.

Au niveau de l’Etat, il y a des mutations institutionnelles, car «le ministère a été érigé en ministère plein, de nouvelles directions ont vu le jour, une loi sur l’énergie a été adoptée et l’agence nationale des énergies renouvelables et de l’efficacité (ANEREE) a été créée», a fait noter le président Grégoire Bazié.

Les hommes et femmes de médias présents à la conférence

Au niveau du privé, plusieurs projets dans le domaine des énergies renouvelables sont en étude ou en phase de mise en œuvre pour contribuer dans le cadre de partenariats public-privé à l’accroissement énergétique dans le pays. A ce titre, le projet de construction de la centrale solaire de Zina dans la Boucle du Mouhoun dont la pose de la première pierre a eu lieu en août 2016 en est l’exemple illustratif.

Du côté de la société civile, les acteurs travaillent aussi de sorte que les populations aient effectivement accès aux énergies renouvelables propres à travers des actions de plaidoyer.

Ces initiatives, motifs de satisfaction pour la JED ont été visibles grâce aux acteurs des médias. C’est la raison pour laquelle le président de cette association a remercié les journalistes et souhaité qu’ils ne baissent pas la garde; «car sans énergie, il n’y a pas de développement, sans énergie, il n’y a pas de vie», a-t-il soutenu.

Perspectives

Renouvelant leur engagement à jouer pleinement leur rôle aux côtés des autres acteurs du secteur en général et de la société civile en particulier, pour un accès plus accru des populations aux services énergétiques de qualité, les responsables de la JED envisage tenir les 27 et 28 décembre 2017, la quatrième édition des Journées des acteurs de la communication sur les énergies (JACE).

Mais ils ont tenu à rappeler que pour gagner le combat pour l’accès des populations aux services énergétiques de qualité, l’engagement de tous les acteurs dont ceux de la société civile est nécessaire puisqu’ils sont plus proches des populations.

Grégoire B. Bazié, président de la JED

Chacun pouvant contribuer au changement dans le secteur de l’énergie, le président Bazié a renouvelé son appel pour «davantage d’engagement des hommes des médias». Un appel qui tombe à point nommé quand on sait que «le taux d’électrification national est estimé à 19% avec seulement 3% en milieu rural. Seul 2% des Burkinabè ont accès à l’électricité, pendant que 82% restent dépendants de la biomasse».

C’est dans ce contexte de pauvreté énergétique préoccupante que la JED a exhorté le gouvernement à aller au but de ses engagements et actions afin de rendre possible l’accès des Burkinabè à l’énergie durable.

En rappel, le président Roch s’est engagé en 2015 à porter à 85% d’ici 2020 le taux de couverture électrique du pays et à doubler le nombre des abonnés de la SONABEL de 500 000 à 1 000 000. Ce bon programme sur la question de l’énergie qui a occupé une place centrale pendant la campagne devrait donc être mis en œuvre, le plutôt possible, pour le développement du Pays des Hommes intègres.

Théophile MONE

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