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Achille Tapsoba président de la CODER: n’y a-t-il pas d’homme fort à la CODER?

Chapeau bas devant le principe de la présidence tournante de la CODER. Cela permet à chaque responsable de la composante de s’essayer à la gestion d’un groupe plus large que sa formation politique. C’est un bon entrainement politique.

Rasmané Ouédraogo passant le témoin à Achille Tapsoba

Cela écrit, c’est avec étonnement qu’on a vu Achille Tapsoba prendre le flambeau, lui qui, en son temps, tenait mordicus à démontrer que le Faso a besoin pas d’hommes forts, mais d’un seul homme fort, en l’occurrence Blaise Compaoré pour le diriger. On s’en souviens comme si c’était hier ses essais de démonstration philosophico-politique pour encourager la modification de la Constitution. Or donc s’il y avait l’alternance comme à la CODER, peut-être que son tour était arrivé au CDP.

Cela redonne force à la thèse de Barack Obama disant que nos pays ont besoin d’institutions fortes et non d’hommes forts. Si tel était le cas, les nombreux jeunes arrachés à la fleur de l’âge lors de l’insurrection et du coup d’Etat manqué seraient à côté de leurs parents et non dans des tombes au cimetière. Toute chose qui prend d’ailleurs à contre-pied certains membres de la CODER qui ne voient en la réconciliation que les biens meubles et immeubles détruits à cause de leur jusqu’au-boutisme.

Au moins, une chose semble être acquise: l’alternance comme mode de gouvernement au Faso. Franchement, l’artiste à raison: tout change, tout évolue…

O. H.

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