Accueil » Société » Action sociale: les travailleurs en sit-in de 48h

Action sociale: les travailleurs en sit-in de 48h

Le Syndicat des travailleurs de l’action sociale (SYNTAS) a entamé ce lundi, un sit-in de 48h de 8H à 12h dans l’ensemble des 13 coordinations régionales du pays pour protester contre «l’attitude méprisante des autorités vis-à-vis des préoccupations des travailleurs». A cette occasion, le syndicat a remis à la secrétaire d’Etat chargé aux Affaires sociales, représentant la ministre de la Femme, sa plateforme minimale.

Le SG du Syntas remettant la plateforme revendicative au secrétaire d’Etat chargé des affaires sociales

La semaine commence mal au ministère de la Femme et de la solidarité nationale qui a vu ses agents se mobiliser autour d’un sit-in de 48h pour protester contre l’attitude qu’ils jugent méprisante des autorités vis-à-vis des préoccupations des travailleurs. Depuis le 1er mars 2016, se souvient le secrétaire général du SYNTAS, Jean-Baptiste Badolo, le syndicat et le comité CGTB ont interpellé le ministre de la Femme sur la situation institutionnelle du département et sur la dégradation continue des conditions de vie et de travail du personnel. Malgré les conférences de presse, les sit-in et grèves, foi de Jean-Baptiste Badolo, l’autorité a continué dans son mépris.

Un mépris qui, à entendre M. Badolo, n’a pas été sans conséquences. «Le taux d’exécution des activités au 31 juillet 2017 évalué à 24,29% en est une conséquence logique», a-t-il noté. A l’en croire, l’appel du ministre relatif à l’amélioration de la performance dans la mise en œuvre du programme d’activités du ministère est dénudé de sens car l’atteinte des objectifs requiert en contrepartie une allocation budgétaire appropriée. Or, soutient-il, le département végète dans un dénuement quasi-total malgré l’urgence des sollicitations auxquelles sont confrontés ses différents compartiments stratégiques et opérationnels.

Les travailleurs de l’Action sociale observent un sit-in de 48h

Refusant d’être complice de cette tentative de clochardisation des travailleurs, le SYNTAS a appelé l’ensemble des travailleurs des 13 coordinations régionales du pays à observer un sit-in de 48h du 13 au 14 novembre suivi d’une grève de 96 h les 21, 22 et 24 novembre pour exiger la satisfaction de sa plateforme minimale résumée en huit points. Il s’agit, entre autres, de la question des nominations de complaisance et de la reconstitution de la carrière du personnel des ex-garderies populaires. Sur ce point, le SG du SYNTAS a noté que ce personnel a été engagé depuis 1985 et se retrouve sans statut. «Il y en a qui sont malades et d’autres morts», a-t-il dit.

A cela, s’ajoute le rétablissement de l’indemnité spéciale d’accueil ou de performance injustement supprimée pour compter de sa date de suppression (2011) et son élargissement à tous les emplois spécifiques du ministère.

Pour sa part, la secrétaire d’Etat chargé des Affaires sociales, Yvette Dembélé, a assuré que le document sera examiné avec une attention minutieuse. «Nous vous informons aussi que dès mercredi et jeudi, nous avons prévu une rencontre avec les responsables pour pouvoir discuter des différents points», a-t-elle conclu.

Madina Belemviré

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *