Accueil » Société » Administration territoriale : le syndicat annonce un sit-in de 48h suivi d’une grève de 72h

Administration territoriale : le syndicat annonce un sit-in de 48h suivi d’une grève de 72h

Au cours d’une conférence de presse mardi, le Syndicat des administrateurs civils, des secrétaires et adjoints administratifs du Burkina (SYNACSAB) a annoncé qu’il va observer un sit-in de 48 heures du 29 au 30 janvier suivi de 72h de grève à partir du 31 janvier jusqu’au 2 février 2018.

Le syndicat se dit prêt à tout pour la prise en compte de ses préoccupations

Face à «l’attitude démissionnaire du gouvernement burkinabè vis-à-vis des préoccupations de certaines catégories de travailleurs en l’occurrence les administrateurs civils, secrétaires et adjoints administratifs», le SYNACSAB a décidé d’observer un sit-in de 48 heures s’étalant du 29 au 30 janvier devant les gouvernorats, les hauts-commissariats et l’immeuble du Faso abritant le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. Un sit-in qui sera suivi de 72h de grève du 31 janvier au 2 février 2018.

Le syndicat, selon son secrétaire général, Adama BIDIGA, avait dans une plateforme revendicative, consigné l’ensemble de ses préoccupations liées à la carrière des agents, à la cherté de la vie, à la non professionnalisation du métier, au phénomène d’insécurité, etc. Suite à des négociations avec le gouvernement, poursuit Adama BIDIGA, seuls les points de préoccupation qui ne nécessitent pas des débrayages de la part du syndicat ont été pris en compte.

Adama BIDIGA, le SG du syndicat

A l’en croire, les préoccupations dont la prise en compte permettra de juguler les problèmes liés à l’autorité de l’Etat, à la mal gouvernance pour assoir une administration territoriale forte et efficace sont toujours à la traine. «En lieu et place d’une véritable négociation, il est servie aux administrateurs du dilatoire», a déploré M. BIDIGA.

La preuve, soutient le SG, la déclaration du président du Faso annonçant la fin des règlements «au cas par cas» des préoccupations des travailleurs et la récente sortie médiatique du Premier ministre, Paul Kaba THIEBA, à propos du débrayage des syndicats de l’éducation, convint davantage que le gouvernement cherche à gagner du temps dans la prise en compte des revendications.

Refusant donc d’être le témoin silencieux de cette politique de destruction de l’administration territoriale et de la fragilisation du tissu social, le SYNACSAB a invité l’ensemble du corps des administrateurs civils, des secrétaires administratifs et des adjoints administratifs à la lutte pour la prise en compte de leurs préoccupations.

Par ailleurs, le syndicat a donné sa position par rapport à la mise en place du Haut conseil du dialogue social qui crée déjà des polémiques au sein du mouvement syndical. «Nous nous solidarisons avec la position de la Confédération générale du travail du Burkina (CGTB) parce que nous pensons qu’il faut mûrir davantage la question», a conclu Adama BIDIGA.

Madina BELEMVIRE

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *