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Ah, cette expression «le ratissage de la zone continue»…

Une fois de plus et en trop, le Faso a perdu un de ses braves fils dans l’exercice de sa profession par la faute des terroristes. Paix à l’âme du préfet de Oursi.

Moi Mounafica, j’ai deux récriminations: la première s’adresse à certains défenseurs des droits de l’homme. Depuis que des individus sans foi ni loi tuent, incendient, maltraitent, brutalisent terrorisent les Burkinabè, ces défenseurs n’ont jamais levé le petit doigt pour dénoncer ces actes barbares. Mais si d’aventure les FDS font des opérations et que des individus y perdent la vie ou bien en sont blessés, hop, voilà les grands défenseurs des droits de l’homme qui se dressent sur leurs grands chevaux pour dénoncer la brutalité policière, les exactions gendarmesques, les blessures militaires sur les populations.

Or donc cette guerre qui nous est imposée est asymétrique, c’est-à-dire qu’elle ne répond pas aux normes et règles de la guerre classique. Ces individus qui ne nous veulent pas du bien n’ont pas une tenue spécifique, ils sont avec nous, mangent, boivent et échangent avec nous comme Monsieur Tout-le-monde. Et quand le moment est propice, ils frappent et disparaissent.

Un oncle de Né Wendé qui a fait la Guerre mondiale et sait des choses sur Diên Biên Phu au Vietnam, a assuré que c’est pratiquement la même méthode qu’utilisaient les Viêt-Cong. Ils sont riziculteurs le matin et le soir ils se révèlent de farouches et féroces soldats, les armes bien emballées étant cachées sous les plants de riz.

Dans le Nord Burkina, quelqu’un peut paraître berger, ce qui est tout à fait normal dans cette zone, mais il peut devenir le grand terroriste preneur d’otages, incendiaire d’écoles, tueur de préfet. Comment les FDS peuvent-elles s’en sortir dans une telle situation? Elles doivent systématiquement soupçonner tout le monde et être méfiantes. Oui pour les droits de l’homme, mais les FDS sont aussi des hommes. Comme a dit le chanteur Floby, il faut parler à la souris mais aussi dire quelques mots au soumbala qui dégage trop d’effluves embaumants.

Depuis que les attaques sont perpétrées au Faso, les FDS n’ont qu’une seule expression «le ratissage de la zone continue». Et puis plus rien, on ratissage mais le tamis n’arrive jusque-là pas à prendre le moindre alevin. Là aussi, il faut revoir les choses. On ratisse toujours et jamais de résultat concret. Seul les koglwéogo ont pu ratisser et mettre la main sur des terroristes. Ce n’est pas là un blanc-seing pour les koglwéogo, mais aux yeux des populations, ce résultat les replace dans leur estime. Les FDS ratissent, le sahel désertique tout le monde le connaît, il est très difficile de s’y cacher, mais les drones, les hélicos, les avions, les hommes à pieds, à motos, n’arrivent toujours pas à attraper des assaillants. Quelque chose ne tourne pas rond dans cette affaire.

Mounafica, tout œil tout ouïe!

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