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Alimentation: attention, les élèves mangent mal à l’école

La vente des produits alimentaires dans les établissements scolaires est une vieille tradition. Chaque école surtout du cycle primaire, a un coin de la cours de l’école spécifiquement réservé à cela. Beaucoup de personnes, notamment les femmes ont trouvé leur créneau dans cette activité, qu’elles considèrent comme génératrice de revenus. Cette activité est surtout nécessaire parce qu’elle répond aux besoins des élèves, qui n’ont pas besoin de sortir de leurs écoles surtout pendant les récréations. Il n’en demeure pas moins que les conditions d’hygiène dans lesquelles se vendent ces aliments laissent souvent à désirer.

Certains aliments  sans contrôle hygiénique, parfois impropres à la consommation  sont vendus dans des écoles par des femmes 'pas toujours propres'
Certains aliments sans contrôle hygiénique, parfois impropres à la consommation sont vendus dans des écoles par des femmes ‘pas toujours propres’

Divers aliments sont vendus dans les cours des écoles. On peut citer entre autres des beignets, des gâteaux, des sandwiches, des bonbons, etc., auxquels viennent s’ajouter divers fruits secs et frais comme l’orange, la banane, la salade, et des boissons composées de l’eau et des jus divers. Ces différentes ventes permettent aux élèves de prendre des forces pendant les récréations. Mais l’hygiène n’y est pas toujours la chose la mieux partagée.

En effet, les aliments ne sont pas protégés contre la poussière et les mouches. Les emballages sont en papier usagé, ou en papier de ciment ou encore en plastique. Les vendeuses ne se lavent pas les mains avant de servir les aliments (à mains nues).

La qualité et le respect de l’hygiène de ces aliments ne sont donc pas toujours une exigence du règlement dans les écoles. Pourtant les élèves peuvent y contracter de diverses maladies comme la fièvre typhoïde, les intoxications alimentaires et les diarrhées.

Les populations concernées (vendeuses ou élèves consommateurs), ignorantes ou impuissantes, observent et aggravent le phénomène au jour le jour au péril de leur santé; d’où la nécessité de mener des actions pour réduire le risque sanitaire pour les enfants qui sont les plus vulnérables face à une telle situation.

La mise en place d’un «gouvernement scolaire» qui s’occuperait des marchandes permettrait, par exemple, de contrôler chaque matin- à titre dissuasif- les aliments vendus et de sensibiliser les vendeuses sur le bien-fondé d’une alimentation saine. Dans le même ordre d’idée, chaque école pourrait exiger de chaque marchande la présentation d’un certificat médical délivré par un Centre de santé après des examens médicaux. Cela permet de s’assurer de la qualité et du respect de l’hygiène.

Les vendeuses qui n’obéiront pas aux règles établies pourraient être sanctionnées par une interdiction de vente dans les écoles. Sur le plan vestimentaire, toutes les femmes vendeuses doivent être propres dans des tenues propres. Nous avons tous intérêt à prévenir les risques d’intoxication alimentaire dans les écoles en protégeant nos enfants vulnérables.

Certes, la vente des produits alimentaires dans les établissements scolaires est une activité génératrice de revenus et donc contribue à lutter contre la pauvreté des femmes qui la pratiquent. Mais que gagne-t-on à mener des activités génératrices de revenus qui ne préservent pas la santé de nos chers enfants? Vivement que des initiatives soient développées dans ce sens afin de rassurer les parents d’élèves qui ont toujours la peur au ventre à chaque rentrée des classes. Les ministères de l’Education et des Enseignements sont interpellés.

Théophile MONE

 

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