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An I du président de la Chambre de commerce: un taux d’exécution de 74% du programme d’activités

Dressant le bilan de ses 12 mois passés à la tête de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina (CCIB), le président Mahamadi Savadogo a noté vendredi au cours d’une conférence de presse, que contrairement à ce que certains pensaient, il n’a jamais nommé personne depuis son arrivée.

Le présidium lors de la conférence de presse

«Je n’ai jamais nommé personne. Ce n’est pas une équipe de copains ou des amis, chacun a été élu», a martelé le président de la Chambre de commerce, faisant allusion à ceux qui contestaient la gestion de l’institution. «Je ne peux pas remplacer ou amener quelqu’un d’autre au sein de l’institution. Le même jour où j’ai été élu, c’est le même jour que le bureau l’a été», a-t-il dit, tout en révélant qu’après concertations, les différentes associations ont compris la démarche.

Dressant le bilan de la première année de la mandature 2016-2021 du président Savadogo, le directeur général, Issaka Kargougou, a noté un taux de réalisation du programme d’activités 2017 de 74%. Des résultats satisfaisants, à entendre le président.

Le président de la Chambre de commerce a jugé les résultats satisfaisants même si des efforts restent à faire

Au titre de quelques activités menées, 13 289 personnes ont bénéficié d’une formation sur «Comment participer aux marchés publics, la fiscalité, la comptabilité et la recherche de financement?». Aussi, 110 déclarants en douanes et transit et 37 moniteurs d’auto-école ont été formés. En plus de cela, 2 691 acteurs économiques au plan national ont reçu une formation suivant le programme d’activités de la CCI-BF 2017 sur la gouvernance et la gestion des AGOPE, la facture normalisée, la gestion des conflits sociaux et commerciaux…

A cela s’ajoute l’ouverture de 4 nouvelles filières (carrelage-peinture-maçonnerie-plâtre-staff), de 33 centres d’alphabétisation pour 1 200 alphabétisés dont 900 commerçants du secteur informel et d’un centre de formation en tourisme/hôtellerie niveau BQP.

Concernant les services offerts aux entreprises, 12 619 nouvelles entreprises ont été créées en 2017 contre 11 661 en 2016 (CEFORE). 85 393 documents d’importation et d’exportation ont été délivrés (SOGESY) et 5 511 avis d’appel d’offres nationaux et internationaux diffusés.

Il faut noter qu’en plus de ces acquis, l’institution est parvenue à un accord avec la Banque mondiale pour un financement de 600 millions pour le renforcement des capacités des acteurs dans le secteur du pastoralisme au Sahel. Des négociations avec l’Union européenne sur la mise en place d’un projet de développement des grappes d’entreprises huilerie-coton et miel d’un coût de cinq milliards sont en cours.

Même si ces résultats sont satisfaisants, Mahamadi Savadogo pense que des efforts restent encore à faire. Consciente de cela, l’institution a décidé pour cette année 2018 de la mise en place d’un centre d’appel qui sera national et international sur les préoccupations des entrepreneurs (CAPE). «Nous n’avons pas voulu avoir une marge particulière sur les frais, donc le tarif sera le tarif normal des opérateurs», a-t-il révélé, tout en soulignant que les questions peuvent être posées aussi bien en français que dans les langues nationales.

Toujours dans les perspectives pour 2018, on peut relever la tenue prochaine de la 5e édition du forum Africalia qui aura lieu du 21 au 23 février et qui va accueillir 631 participants de 18 pays.

Madina Belemviré

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