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Année 2018: avoir le dernier mot sur le terrorisme!

La fête du Nouvel An est là et l’excitation générale se fait plus intense. Tout le monde avait envie de tourner la page de 2017. Car pour nous Burkinabè, au-delà de tout pessimisme béat, l’année 2017 a été jalonnée d’épreuves. Une année marquée par de multiples mouvements d’humeurs et par des actes terroristes qui ont endeuillé de nombreuses familles.

Face au terrorisme, nous résisterons et nous vaincrons!
Déterminés contre terrorisme, 2018 devra connaître des actions plus vigoureuses

Des grèves, sit-in et marches, expressions d’une liberté démocratique qui prennent leurs fondements dans notre Constitution, nous devrons tous nous interroger davantage en 2018 sur l’exploitation que nous en faisons en lien avec notre développement. Car, malheureusement, pour beaucoup, la liberté consiste à ne plus se mettre de barrières, à rechercher son propre plaisir, que ce soit dans le domaine affectif ou matériel, à satisfaire ses désirs au détriment de l’intérêt général. Il n’est pas tard que nous nous ressaisissions en ré épousant l’esprit patriotique que nous avait inculqué le président Sankara. Pour cela, le gouvernement devra être plus à l’écoute de ses agents, soigner sa communication et sa stratégie du dialogue social. De part et d’autre, nous devront aimer la vérité et nous convaincre que personne d’autre ne viendra construire notre pays à notre place.

Les victimes du terrorisme méritent toute notre admiration, notre attention, notre solidarité

Face au terrorisme, hier (depuis le 15 janvier 2016 au cœur de Ouagadougou), aujourd’hui et peut-être demain, qui a profondément changé nos vies, celles des familles des personnes assassinées, celles des nombreux blessés et celle d’un pays, nous devons ensemble, dans la cohésion nationale, tenir bon. Car que nous le voulons ou pas, le terrorisme fait désormais partie de nos vies. Au quotidien, avec une organisation de la sécurité omniprésente. Au Sahel avec une hantise collective plus grandissante.

Face à une idéologie mortifère et à des terroristes qui tuent à l’aveuglette, sans tenir compte de l’identité, mais du nombre, aux services de renseignement d’être plus actifs pour anticiper et prévenir, aux Burkinabè de collaborer davantage avec les FDS, et au finish, d’avoir le dernier mot.

Par notre engagement civique, notre courage légendaire, travaillons sans relâche pour que la mémoire des disparus ici ou d’ailleurs, serve une cause plus grande que la lâcheté des sans loi ni foi: celle de la liberté et de la dignité. Nos frères et sœurs assassinés méritent toute notre admiration. Notre attention. Notre solidarité.

                          Heureuse année 2018

Certes, ce qui se passe depuis quelques années au Nord du Burkina est tout simplement inquiétant. Puisqu’il y règne une certaine peur quotidienne chez les populations avec un impact des attaques sur les activités économiques, sociales, éducatives et culturelles. Mais jusque-là, Dieu merci, nos frontières nationales n’ont été, en aucun moment, remises en question. C’est le lieu ici de rendre un vibrant hommage à nos Forces de défenses et de sécurité qui y assument jour et nuit, au péril de leurs vies, leur mission. Le peuple burkinabè reconnaissant leur dit encore et toujours mille fois bravo. Merci pour les sacrifices consentis ça et là pour nous permettre de vivre et de fêter dans la quiétude.

En 2018, avec le soutien des partenaires dont les amis du G5 Sahel, notre réaction sera sans doute plus robuste. De toutes les façons, nous devons nous assumer pour ne pas être humiliés. C’est d’ailleurs ce que l’Almamy Samory Touré, l’illustre résistant, soutenait en ces termes «Quand un homme refuse, il dit «non!» et Thomas Sankara de renchérir: «la Patrie ou la mort nous vaincrons!»

Bonne et heureuse année 2018 à tous!

Les Echos du Faso

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