Accueil » Défense-Sécurité » Après les koglwéogo, voici les ‘’kogl-lislongo’’

Après les koglwéogo, voici les ‘’kogl-lislongo’’

Les réseaux sociaux se sont enflammés quand, pour la première fois, l’on a vu des jeunes burkinabè en tenue presque militaire appelés les gardiens des lieux de cultes de l’islam. Cette affaire de jeunes en uniformes pour protéger les lieux de culte et les engins roulants des fidèles musulmans rappelle les CDR de l’Iran des ayatollahs, ceux qu’on appelle les «gardiens de la Révolution». Du coup, on peut créé un néologisme en partant des koglwéogo pour arriver à ‘’kogl-lislongo’’.

De l’idée générale, cette police islamique, même si les organisateurs le réfutent, pose le problème de la sagesse qui dit qu’un homme qui a été mordu par un serpent a toujours peur d’une corde qui traine au sol. Les terroristes ont tellement fait de mal au Faso en se cachant derrière la noble religion qu’est l’islam que très vite les uns et les autres ont vu en cette ‘’commission de sécurité’’, selon les mots des initiateurs, une sorte de brigade, de milice d’embrigadement pour des actes attentatoires à la vie humaine.

Sinon que les uniformes en eux-mêmes ne posent pas de problème! Des écoles ont des uniformes, les vigiles ont des uniformes et même des armes, des travailleurs ont le bleu de chauffe comme les militaires du Génie… Mais quand les Burkinabè ont appris que les couvre-chefs, autre nom des bérets, des éléments de la commission sécurité des sunnites de Pouytenga ont été achetés au Nigéria, la liaison avec Boko Haram est vite faite. Et puis, Pouytenga a une réputation ancienne (îlot de fraude) qui n’est pas rien. Raison de plus de vouer aux gémonies cette police des lieux de culte.

Pour notre part, il faut que le ministère de la Sécurité et celui qui gère les cultes au Faso se lèvent très vite pour trouver une solution à cette affaire. Il faut trancher dans le vif sinon, on aura encore des problèmes comme avec les koglwéogo qui sont aujourd’hui une grosse épine au pied du gouvernement.

Il faut le dire net, quelquefois, le gouvernement fait preuve de lenteur dans la détente. L’on est mémoratif de cette sortie d’un responsable koglwéogo de la zone de Fada qui disait avoir prévenu les autorités de la présence d’un groupe de personnes visiblement en mal avec la sécurité du Niger dans une zone forestière de la région. La détente a été lente et finalement ce groupe a attaqué des postes de police et il y a eu mort d’homme.

Le ministre de la Sécurité, Clément Sawadogo, avait affirmé que son département suivait ces hommes et connaît même leur nombre. Mais pourquoi n’avoir pas essayé de les déloger de la forêt? Le gouvernement doit savoir qu’on ne peut pas gérer un pouvoir post insurrection comme on gère un pouvoir issu d’une démocratie alternative.

Et puis, il y a ce son qui circule sur les réseaux sociaux en langue mooré qui traite les autorités nationales de cafres et qui dit que les musulmans, plus nombreux, devraient élire un musulman pour diriger leBurkina, mais c’est parce qu’ils ne sont pas unis. Il faut remonter à l’origine de cet enregistrement et punir ce cafre au carré… à la place de la Nation. Il faut couper les germes des nébuleuses à leurs sources.

O. H.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *