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Assemblée nationale: Alassane Bala Sakandé, nouveau président

«En cas de vacance de la présidence de l’Assemblée nationale, par application des articles 91,92 ou 93 de la Constitution, l’Assemblée nationale élit un nouveau président dans les quinze jours qui suivent la vacance si elle est en session». Conformément à l’article 17 de cette résolution portant règlement de l’Assemblée nationale, la représentation nationale a, suite au décès du chef du Parlement burkinabè le 19 août dernier, procédé le 8 septembre en séance plénière, à l’élection du nouveau président.

Alassane Sakandé est le nouveau président de l’Assemblée nationale

Alassane Bala Sakandé est le nouveau président de l’Assemblée nationale burkinabè. Seul candidat en lice proposé par le groupe parlementaire MPP soutenu par le groupe parlementaire Burkindlim, il a été élu avec 104 voix sur les 127 députés que compte le Parlement, 2 voix contre, 19 abstentions et deux bulletins nuls. Il remplace ainsi le président Salifou Diallo, décédé le 19 août dernier à Paris, après 20 mois passés à la tête de l’Assemblée nationale.

Conscient que le nombre de votants n’est pas le nombre de la majorité, le nouveau président de l’Assemblée nationale pense que c’est un message dont il tiendra compte. A ceux qui ont voté «non, contre, ou se sont abstenus», Alassane Bala Sakandé dit avoir également compris le message. C’est pour cette raison, dit-il, «que je ferai de telle sorte que, si dans un mois il y avait une élection qui devait se passer, qu’ils votent pour moi».

Pour ne pas décevoir ceux qui ont placé leur confiance en lui et du même coup convaincre ceux qui ne l’ont pas choisi, le nouveau président de l’Assemblée a fait le serment de marcher avec ses collègues dans les sillons tracés par Salifou Diallo. Pour lui, le président Diallo ambitionnait de faire de l’Assemblée nationale une institution consensuelle, au-dessus des forces politiques, des clans et des intérêts partisans. La meilleure façon donc de lui rendre hommage, est de méditer sur le message qu’il a laissé. «Je prends l’engagement de rattacher mon action à sa vision politique», a-t-il promis, tout en se disant ouvert à l’ensemble des députés, sans distinction d’appartenance politique ou idéologique.

Juliette Bonkoungou expliquant les raisons pour lesquelles l’opposition n’a pas présenté de candidat

Pourquoi l’opposition n’a pas présenté de candidat?

Le choix porté sur la personne de M. Sakandé est, de l’avis de la députée du CDP (opposition), Juliette Bonkoungou, un signal qui est envoyé à la jeunesse. Toute chose qui est appréciable, car cela va permettre à la jeunesse de faire ses preuves. Salifou Diallo, renseigne Mme Bonkoungou, a travaillé en bonne intelligence avec l’opposition et cela est une bonne chose que le nouveau président veuille poursuivre son œuvre. En tant qu’aînée de cette auguste Assemblée après une trentaine d’années de vie politique, «je lui apporterai mes avis et conseils, à lui d’en faire ce qu’il voudra».

104 députés ont donné leur voix pour l’élection du nouveau président

A la question de savoir pourquoi l’opposition n’a pas présenté de candidat, Juliette Bonkoungou répond: «Nous avons jugé qu’il s’agissait de continuer un mandat qui a été écourté brutalement. A partir de ce moment, nous avons estimé qu’il était normal que nous puissions laisser la majorité choisir en son sein la personne à même de continuer l’œuvre de celui qui avait gagné contre notre candidat il y a 20 mois».

Même souhait émis par le député Alexandre Sankara de l’Unir/PS (majorité) qui attend du nouveau président qu’il poursuive l’œuvre entamée par le président Diallo. Pour lui, Alassane Bala Sakandé a des qualités humaines qui pourront l’aider à accomplir sa tâche. «Il a beaucoup milité dans les mouvements estudiantins, politiques, il est très jovial, rassembleur». En plus de cela, ajoute-t-il, il est jeune. «Nous devons l’accompagner pour qu’il puisse accomplir sa mission afin de démontrer que les jeunes sont capables de relever les grands défis», a-t-il souligné.

Même son de cloche pour la députée Rokya Rouamba du MPP. Selon elle, en effet, il faut toujours donner l’opportunité aux jeunes de faire leurs preuves. «A la fin, on peut se rendre compte qu’il est meilleur à Salif», a-t-elle dit.

Le nouveau président de l’Assemblée nationale est âgé de 48 ans.

Madina Belemviré

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