Accueil » Ca se passe à l'assemblée » Assemblée nationale: c’est parti pour la session budgétaire

Assemblée nationale: c’est parti pour la session budgétaire

Les couleurs de la deuxième session parlementaire, encore appelée session budgétaire de l’année 2017 ont été déclinées dans la soirée du mercredi 28 septembre 2017 par le nouveau président Alassane Bala Sakandé. C’était au cours d’une séance plénière qui a été brève mais empreinte de la solennité qui sied. Cette cérémonie a été marquée par l’hymne national entonné par la fanfare de la Garde nationale, suivi de l’appel nominal des députés, d’une minute de recueillement en mémoire du défunt président Salifou Diallo, de l’adoption de l’ordre du jour de la session, mais surtout par le discours du président Sankandé ; le tout, en présence d’une vingtaine de membres du gouvernement avec à leur tête le ministre d’Etat Simon Compaoré, de présidents d’institutions, d’une délégation de parlementaires du Ghana, de représentants du corps diplomatique dans notre pays.

Alassane Bala Sankandé, le président de l’AN

C’est donc parti pour une session de 90 jours durant lesquels les députés auront principalement à examiner et à adopter le budget de l’Etat, gestion 2018. Ce sera la deuxième fois que ces parlementaires auront à travailler sur le budget programme censé être arrimé au Plan national de développement économique et social (PNDES).
Au sein du groupe parlementaire CDP (Congrès pour la démocratie et le progrès), foi de son président Alfred Sanou, les députés ont été préparés à l’examen de ce budget. Dans ce sens, ils ont eu « des rencontres avec des experts sur le budget programme ». Quant au président du groupe parlementaire UPC (Union pour le progrès et le changement), Daouda Simboro, il confie qu’en tant que membre de la COMFIB (Commission des finances et du budget), il est, avec les autres députés de ladite Commission, « à pied d’œuvre depuis le 9 septembre » à travers notamment des séances de travail « avec les ministères, les grandes régies de recettes » pour préparer l’examen du projet de budget que le gouvernement soumettra à la Représentation nationale.

Les députés observant une minute de silence en mémoire du défunt président Salifou Diallo

Déjà, le président Alassane Bala Sakandé a tenu à rassurer le gouvernement par rapport à ce projet de budget, que les députés mettront « toute la rigueur qui sied pour l’examiner et l’adopter » en vue de lui conférer « un budget à la hauteur de ses ambitions telles que définies par le PNDES et dont la bonne exécution permettra de satisfaire les fortes attentes exprimées par le peuple lors de l’insurrection populaire. » Précisions à l’appui, « répondre à ces attentes, c’est faire en sorte que la gestion des deniers publics ne soit pas un instrument d’enrichissement personnel ou une source de prédation et de prévarication de tous genres », « c’est faire en sorte que le budget soit un véritable instrument de justice et d’équité sociale ».

Membres du gouvernement, présidents d’institutions et corps diplomatique présents à l’hémicycle pour l’ouverture de la session

Le gouvernement prévenu
En sus, le chef du parlement promet à l’Exécutif, « les moyens législatifs nécessaires à la réussite de son programme ». Mais, prévient-il, « Ce ne sera pas un blanc-seing encore moins un chèque en blanc que nous offrirons à l’Exécutif », car le contrôle de l’action gouvernementale « se poursuivra sans complaisance et sans la moindre concession ».
Pour sa part, le président Sakandé dit mettre son « mandat sous le signe d’une gouvernance républicaine, démocratique, transparente et consensuelle », en mettant un point d’honneur à poursuivre dans la logique d’une gestion consensuelle de l’Assemblée nationale et à renforcer le dialogue social par une prompte mise en œuvre des plans de formation pluriannuels 2016-2020 tant au profit des députés que du personnel de l’administration parlementaire. Il a également tenu à inviter ses collègues à s’investir pleinement dans les travaux tant en commission qu’en plénière au cours de cette session qui enregistrera trois rapports d’enquêtes parlementaires. Ces enquêtes ont porté sur les secteurs de l’Education, de la Santé, et sur les maîtrises d’ouvrage déléguées et la réalisation d’infrastructures au Burkina.

Paangui Parè

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *