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Assemblée nationale: des députés à l’école de «l’armement intellectuel»

Ouagadougou abrite une session de formation sur «Diplomatie et pratiques parlementaires» durant cinq jours au profit d’une quinzaine de députés burkinabè. La cérémonie de lancement de cette formation est intervenue le samedi 17 décembre à Ouagadougou. Une cérémonie présidée par le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale (AN), Lona Charles Ouattara, représentant Salifou Diallo le président de l’AN.

Participants observant une minute de silence en mémoire des douze militaires tués la veille à Nassoumbou
Participants observant une minute de silence en mémoire des douze militaires tués la veille à Nassoumbou
Présidium (avec au milieu, Lona Charles Ouattara) au cours de la cérémonie d'ouverture de la session de formation
Présidium (avec au milieu, Lona Charles Ouattara) au cours de la cérémonie d’ouverture de la session de formation

Aux dires de Lona Charles Ouattara, cette formation a été «organisée à l’initiative de l’Assemblée nationale pour renforcer l’efficacité de l’action parlementaire au niveau national et international». Elle donne, selon lui, «accès aux parlementaires et au personnel des parlements à des connaissances, aux bonnes pratiques régionales et internationales afin de renforcer la structure administrative des parlements». En effet, cette formation de haut niveau intègre la problématique des défis sécuritaires à l’échelle internationale et dans la sous-région. Et ce, en corrélation avec les préoccupations du monde qui se trouve assez marqué par l’influence de nouveaux acteurs dont des groupes terroristes qui se sont distingués de façon tristement célèbre et face auxquels il faut agir dans une dynamique anticipative.

Députés participants
Députés participants

Une telle dynamique sous-tend le fonctionnement du Centre d’études diplomatiques et stratégiques (CEDS), structure basée à Paris et qui assure la présente session de formation. C’est du moins, ce qu’a révélé le directeur général de son antenne de Dakar, Babacar Socrate Diallo pour qui, étant donné que le monde est en proie à de grands bouleversements, «il est nécessaire aujourd’hui d’avoir une lecture nouvelle des questions anciennes et de trouver des réponses aujourd’hui à des questions qui ne se poseront que demain».

Du reste, et à en croire la présidence du parlement burkinabè, le CEDS a déjà «contribué à l’armement intellectuel de plusieurs centaines de décideurs africains dont des membres de gouvernement, des parlementaires, des diplomates, des hauts fonctionnaires civils et militaires» à travers le continent africain. Et de l’avis de son représentant dans notre pays, le député Maxime Koné, il est un «véritable incubateur de cadres très compétents», s’affichant au rang des meilleurs fleurons de la réflexion stratégique en Afrique au Sud du Sahara. Le CEDS organisera, à en croire le député Koné, «des matinées géopolitiques sur des problématiques stratégiques qui touchent le développement de l’Afrique en général et du Burkina Faso en particulier dont les conclusions seront remises aux autorités compétentes».

Babacar Diallo, directeur général du CEDS de Dakar
Babacar Diallo, directeur général du CEDS de Dakar

En attendant, le président de l’Assemblée nationale, «persuadé que ce séminaire contribuera au renforcement de compétences techniques des participants en matière d’analyse stratégique, diplomatique et parlementaire», a tenu à encourager «fortement» les députés «à participer activement à cette importante instance», donc à faire preuve d’assiduité pour en «tirer les meilleures leçons» durant les cinq jours au cours desquels seront entre autres abordées, des questions de relations internationales, des questions sécuritaires.

Signalons qu’au regard de l’actualité burkinabè, une minute de silence a été observée au cours de la cérémonie d’ouverture de la formation, en mémoire aux douze militaires tombés la veille sous les balles d’assaillants dans le camp de Nassoumbou à Djibo (Nord du Burkina).

Paangui Parè

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