Accueil » Mounafica » Attaque de la gendarmerie de Djibo: nos ‘’boys’’ ont-ils mouillé?

Attaque de la gendarmerie de Djibo: nos ‘’boys’’ ont-ils mouillé?

Ce n’est pas un aveu de découragement mais avec la recrudescence des attaques terroristes, on est en droit de se poser des questions. Que se passe-t-il au Burkina? Qui en veut tellement au pays au point de s’acharner sur lui à ce point? Doit-on s’attendre au pire? Que fait le gouvernement pour la sécurité des citoyens?

D’après les informations, les terroristes ont attaqué la brigade de gendarmerie de Djibo et sont repartis sans rencontrer une riposte des forces de défense et de sécurité. Pourtant, il y a un détachement de l’Armée, de même qu’une unité du Groupement des forces anti-terroristes. Pourquoi n’ont-ils pas réagi? Les forces de défense et de sécurité ont-elles ‘’mouillé’’? On est tenté de répondre, comme un bon bidasse: affirmatif! Qui est fou pour se lancer aux trousses de mauvais garçons qui peuvent te piéger!

A défaut de les poursuivre au risque de sauter sur un EEI (on s’habitue maintenant au vocable), on pouvait les contrer de front, puisqu’ils se dirigent toujours vers la frontière malienne. Et dire que le ministre français des Affaires étrangères dormait dans nos murs. Alpha Oméga n’a-t-il pas mordu à son oreille afin qu’il déclenchât le processus d’intervention de Barkhane?!

Le silence du gouvernement fait monter la peur au sein des populations, surtout celles vivant dans la zone sahélienne. La situation ne rassure pas non plus les investisseurs. Ouagadougou n’est plus la destination privilégiée pour les grandes rencontres. Un coup dur pour l’économie. Et cela se ressentira dans la collecte des recettes publiques.

En début d’année, nous avions que les priorités du Burkina en 2018 étaient de faire face à la menace terroriste et à la crise alimentaire. Avec la bonne pluviométrie de cette saison, on présage de bonnes récoltes. Mais la menace terroriste reste d’actualité.

Malheureusement, la préoccupation du gouvernement et des organisations syndicales reste la satisfaction des revendications salariales des quelques 190 000 agents de la Fonction publique. La situation économique du pays n’est pas enviable. Il y a des risques d’arriver à un moment où les ressources manqueront pour honorer les engagements pris avec ses syndicats. Que faire?

Si j’étais à la place du Président Kaboré, chef suprême des Armées, j’allais m’adresser solennellement à la Nation. J’allais peindre la situation réelle du pays, avant de proposer aux Burkinabè d’unir leurs efforts pour contrer le terrorisme. En 2019, nous orienterions les priorités du budget dans la lutte contre le terrorisme. Pas d’augmentation de salaire en vue, seuls les avancements et les reclassements seraient pris en compte. Pas de fonds commun versé à un seul corps. Juste des sous pour motiver les agents sur le terrain dans leur mission de collecte des impôts et taxes.

Les Burkinabè veulent qu’on les rassure parce que la psychose monte. Mais Roch reste désespérément de marbre: imperturbable. Habaaa!

Monsieur le Président, prenez la mesure du problème et parlez à vos concitoyens. Nous sommes en guerre, revêtez-vous de votre tenue de commandement, bon sang!

Mounafica, tout œil tout ouïe!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *