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Attaque de Nassoumbou: les douze militaires tués reposent désormais au cimetière de Gounghin

Les douze militaires du Groupement des forces antiterroristes (GFAT), tués le vendredi dernier à  Nassoumbou dans le Sahel burkinabè lors d’une attaque perpétrée par des individus non encore identifiés, ont été inhumés le mardi 20 décembre 2016 à Ouagadougou au cimetière de Gounghin.

Les soldats tués sont tombés dans l'honneur, les armes à la main
Les soldats tués sont tombés dans l’honneur, les armes à la main
Les autorités étaient présentes
Les autorités étaient présentes

«Toute âme goûtera à la mort», nous révèle la Bible et le Coran qui précisent également que «Tu ne tueras point ton prochain». Mais cette règle d’or n’est pas respectée par «les forces du mal» qui ont, sans scrupule et dans la barbarie totale, ôté la vie à douze soldats burkinabè qui s’étaient engagés devant la Nation à défendre dans la dignité, l’intégrité et l’honneur le territoire national.

Ces braves soldats sont tombés avec honneur, les armes à la main, respectant ainsi leur engagement qui est celui de défendre et de protéger au péril de leur vie le territoire national. Ils reposent désormais au cimetière de Gounghin. Avant leur inhumation, ils ont reçu, à titre posthume, la Médaille d’honneur militaire.

Cette dame, parente d'une victime a invité les autorités à doter les camps d'un appareil qui leur permettrait de voir
Cette dame, parente d’une victime, a invité les autorités à doter les camps d’un appareil qui leur permettrait de voir de loin
les douze soldats ont été décorés avant d'être enterrés
les douze soldats ont été décorés avant d’être enterrés

«Leur mort ne sera pas vaine», a déclaré le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité intérieure, Simon Compaoré, qui a noté que le monde entier fait face à un ennemi dont les méthodes sont aux antipodes de ce qui est réglementaire. «Ce sont des gens sans foi ni loi et nous sommes en train de cerner les forces qui sont cachées derrière ces actes», a confié Simon Compaoré. Le ministre d’Etat a révélé qu’ils vont conjuguer leurs efforts en association avec les Forces de défense et de sécurité maliennes et nigériennes  pour lutter contre ce phénomène.

Pour Saran Sérémé, c'est une barbarie qui n'a pas de nom
Pour Saran Sérémé, c’est une barbarie qui n’a pas de nom

La présidente du PDC, Saran Sérémé, présente à l’inhumation, a fustigé cette barbarie qui, à son sens, n’a pas de nom. Pour elle, le plus important est de faire corps avec l’Armée nationale burkinabè. «Nous ne pouvons pas douter de leur capacité, car ils sont reconnus mondialement comme étant très bons», a fait remarquer Mme Sérémé qui a ajouté: «Nous ne pouvons pas non plus nous mettre à critiquer les autorités du pays parce que c’est le moment de l’unité et nous sommes sûrs qu’elles prendront les mesures nécessaires pour nous éviter ce genre de crise», s’est-telle convaincue.

La parente d’une des victimes a, pour sa part, trouvé inexplicable cet acte barbare. Elle a ainsi suggéré aux autorités de réagir afin d’éviter que ce genre d’événement malheureux se reproduise. «Il faut que dans chaque village on ait des agents de renseignements et qu’on dote suffisamment les différents camps d’appareils pour leur permettre de voir de loin», a-t-elle conclu.

Notons que parmi les soldats tués, il y avait le Maréchal des logis Bazié Babou Sévérin de la Compagnie de gendarmerie de Djibo. Aussi, Napon Yassine, le seul caporal, les soldats de 1ère classe Sanou Hurbain et Ouédraogo Ado. Les huit autres issus de la 1ère Compagnie militaire basée à Kaya sont des soldats de 2e classe. Il s’agit de Yonli Prosper, Toro Daouda, Ouédraogo Gilles, Gouem Inoussa, Convolvo Aziz, Badolo Bassirou, Tamboura Hamadou et Kaboré Issaka.

Madina Belemviré

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