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Attaque de Ouagadougou: pas de pitié pour les frères traitres!

Suite à la troisième attaque terroriste à Ouagadougou en deux ans, des individus, dont des Burkinabè, auraient été interpellés par l’Unité spéciale d’intervention de la Gendarmerie nationale et les Services de Renseignement, soupçonnés d’être des complices des auteurs du double attentat revendiqué par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), dirigé par Iyad Ag Ghali. En attendant que l’enquête des unités de police judiciaire de la Gendarmerie nationale détermine exactement les rôles qu’ils ont joués dans cet acte ignoble et lâche, l’on se demande ce qui peut bien pousser un Burkinabè digne de ce nom à avoir un lien avec des assaillants dont le but est de déstabiliser notre pays. Ni la haine, ni la vengeance, ni l’amour du pouvoir et de l’argent, ni des problèmes interpersonnels, ne peuvent justifier cette violence gratuite. C’est pourquoi, si la complicité de ces «frères ennemis» venait à être établie et prouvée, nous ne devrions avoir aucun état d’âme à leur égard. Oui, pas de pitié pour les traitres.

Apparemment nos ennemis veulent créer la zizanie au sein de notre armée en se confondant à eux par la tenue. Mais l’habit ne fait pas le moine!

Notre pays a une fois encore été endeuillé par les forces du mal. Plus que jamais, nous devons faire bloc. Surtout que des sources évoquent de fortes complicités intérieures.

Selon plusieurs confères comme RFI et VOA, des Burkinabè seraient complices des attaques terroristes du 02 mars dernier pour avoir infiltré l’armée et renseigné les assaillants. Si de telles informations venaient à se confirmer, il n’y aurait plus de doute, il faudrait se convaincre que les terroristes sont bel et bien parmi nous. C’est dire également que la lutte contre ce phénomène n’est plus l’affaire des seuls services de sécurité et des renseignements, mais de tous les Burkinabè. La force militaire seule ne vaincra pas le terrorisme. Alors vigilance, vigilance!

Dans cette guerre sans merci, nous devons tenir davantage compte des complices de l’ennemi puisque le devoir du pays est d’assurer sa sécurité intérieure. Que notre pays veuille protéger son peuple est une évidence, puisque la sécurité est le premier des devoirs régaliens: police et justice à l’intérieur, diplomatie et armée à l’extérieur, concourent à atteindre ce but.

Pour ce faire, les terroristes qui survivent à leurs actes ainsi que leurs complices devraient être traités comme tels: des criminels et des délinquants. L’on doit tout faire pour les empêcher de nuire aujourd’hui et pour toujours. Les traitements à eux réservés doivent servir d’exemple à ceux qui seraient tentés de faire de même.

Débusquons les traitres par tous les moyens, mais restons unis et soudés

Comme les terroristes ne reculent devant rien, leurs complices non plus, nous ne devrons pas aussi épiloguer sur leurs sorts. La loi doit s’appliquer dans toute sa rigueur.

Héberger, faciliter le déplacement des terroristes, les renseigner sur les faits et gestes de nos services, agir pour, avec et en leur nom, c’est se faire complices ordinaires d’actes extraordinaires et graves. Nous devons doubler de vigilance afin de les mettre hors d’état de nuire.

Mais dans cette affaire qui nous renseigne sur le nouveau mode opératoire, au-delà de l’émotion, l’on est sidéré, déconcerté et déçu de constater que des frères se sont rangés du côté des ennemis. Avons-nous perdu notre intégrité jusqu’à ce point? Comment comprendre cette haine pour son pays? Après l’agonie de la morale, est-ce bien la mort de l’intégrité, de l’honnêteté et de la loyauté à laquelle nous assistons dans notre pays?

Si les terroristes justifient leur acte par la vengeance de plusieurs de leurs frères tués au cours de l’opération des forces françaises menée mi-février dans le Nord du Mali, à la frontière algérienne, quels arguments évoqueront les Burkinabè qui se seraient faits leurs complices? Même s’il faut attendre que l’enquête nous en dise davantage, il y a de quoi avoir plus peur de ces «frères traitres» que les terroristes eux-mêmes. Mais attention, l’objectif de notre ennemi pourrait être de semer le doute et la zizanie au sein des forces armées nationales. Sachons donc distinguer la bonne graine de l’ivraie. Unité et cohésion plus que jamais!

Théophile MONE

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