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Attaque terroriste de l’État-major général des Armées: le message d’une effronterie!

Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, a encore été frappée par le terrorisme ce 02 mars 2018. Une immense douleur d’autant plus qu’il y a eu des morts dont le bilan exhaustif est en cours d’élaboration, selon le communiqué du gouvernement. Le pays est en deuil. Mais les Burkinabè, courageux qu’ils sont, feront face. Parce que la menace terroriste fait désormais partie de leur quotidien. Elle est permanente. Donc, il faut apprendre à vivre avec. Sans pour autant tomber dans la psychose.

La particularité de cette attaque ignoble et barbare est que les terroristes s’en sont pris à l’Armée et au cœur de son commandement: l’Etat-major général. Pourquoi s’attaquent-ils à ceux qui portent le symbole de la puissance de notre pays?

Attaque terroristes: l’Etat-major général des Armées a été une des cibles des terroristes

Depuis les premières attaques terroristes en janvier 2016, leurs auteurs et commanditaires ont toujours cherché à faire un maximum de victimes. C’est la raison pour laquelle les cibles privilégiées étaient les hôtels, les restaurants, les boîtes de nuit, les marchés, les centres d’affaires, bref, là où les rassemblements publics sont denses.

Mais les attaques de ce 02 mars ont visé et l’ambassade de France au Burkina et l’Etat-major général des Armées (EMGA). Pour la France, c’est connu, depuis qu’elle est devenue leader européen du combat contre l’EI au nom de ses valeurs bafouées, le pays s’expose aux frappes terroristes tant dans l’Hexagone même qu’au niveau de ses représentations à travers le monde.

Concernant les forces armées et leurs infrastructures, l’on savait depuis le début que les actions terroristes n’épargneraient pas les militaires, les gendarmes et policiers car ce sont bien eux leurs premiers ennemis.

Mais l’attaque de l’EMGA du Burkina revêt un sens très parabolique. D’abord, les assaillants ont envie de prouver qu’ils sont aussi formés que nos soldats.

Ensuite, par leur audace, ils donnent un message fort au pays en s’en prenant à sa respectabilité et à sa force, incarnées par l’Armée. Pour eux, en frappant l’Armée, ils affaiblissent l’ennemi et, à défaut, sape son moral. Cibler l’armée est  donc symbolique: quoi de plus provocateur et arrogant que de se mesurer au protecteur d’un pays et dans son fief? Une autre façon de le narguer et de s’attaquer à la fierté de la Nation. L’objectif n’est autre que d’instaurer la peur et la hantise au sein de la population tout en dénigrant la perspicacité de sa défense.

Même avec des moyens limités et se sachant vaincus d’avance, les terroristes ont envie de prouver qu’ils sont imprévisibles et capables d’atteindre des cibles apparemment hors de portée.

Enfin, les terroristes viennent de rappeler que la guerre contre le symbole de la puissance de l’Etat  est permanente. A nous de ne pas baisser la garde et d’être toujours prêts à la riposte sinon à l’anticipation pour déjouer les attaques. En attendant, découragement n’est pas burkinabè. La lutte continue. Et tôt ou tard, nous vaincrons.

Théophile MONE

 

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