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Attaques terroristes du 2 mars 2018: le mode opératoire des assaillants

Le dernier décompte de l’attaque armée qui a visé l’ambassade de France et de l’Etat-major général des Armées fait état de 7 militaires burkinabè et 9 assaillants tués. L’évolution du nombre d’assaillants tués tient au fait que le corps de l’un d’entre eux avait été identifié comme un militaire.

Les yeux des Burkinabè sont tournés avec les enquêteurs. Mais l’opinion nationale a du mal à accepter que ces assaillants aient pu agir sans une complicité interne à l’Etat-major. Une complicité d’un haut gradé bien introduit dans l’agenda du chef d’Etat-major général des armées. Sinon, un simple soldat ou un officier supérieur qui sert loin de ce dernier ne pouvait être au courant de la tenue de cette réunion sur le G5 Sahel ce jour, dans une salle, sur ce lieu.

Mais déjà, des informations sur le mode opératoire des assaillants sur les 02 sites sont disponibles.

A l’ambassade de France, ils sont arrivés à bord d’une voiture. Un gendarme qui s’est levé pour soulever la barrière pour laisser passer une voiture de la gendarmerie avait le dos tourné. C’est en ce moment qu’ils ont choisi de tirer sur lui et son compagnon tout en mettant le feu à leur véhicule. La réaction des forces burkinabè a été prompte sur ce lieu.

Des éléments des groupes d’intervention sont arrivés sur les lieux à bord des pick-up et d’autres par hélicoptère. Tous les assaillants ont été tués sur place avant l’arrivée des militaires français.

Au même moment, un autre groupe d’assaillants ouvrait un autre front à l’Etat-major général des armées. Tout porte à croire que l’attaque de l’ambassade n’était qu’une diversion afin d’y attirer les équipes d’intervention.

A l’Etat-major général des armées, ils sont arrivés en tenue militaire. Les premiers portaient des galons d’officiers de l’armée. D’habitude, les officiers ont accès à la cour avec la voiture. C’est ainsi qu’ils ont eu facilement accès à la cour de l’Etat-major sans vérification de leurs identités et sans être fouillés. Il faut donc être un habitué du coin pour pouvoir détecter cette faille. Mais les sentinelles vont émettre des doutes sur un des assaillants qui portaient le grade de caporal. La suite, on la connait.

Les gardes à la porte ont reçu des rafales de balles de la part des assaillants restés au dehors et ceux qui étaient dans la cour ont réussi à faire exploser la voiture bourrée d’explosifs.

Mounafica, tout œil tout ouïe!

4 commentaires

  1. RIP aux morts. Félicitations au FDS pour le professionnalisme dans leurs réactions contre les assaillants

  2. Sawadogo Ousseni

    Bonjour à tous et à toutes. Tout d’abord je commence par une et mille félicitations à nos braves FDS vraiment chapeau vous avez assuré comme il faut. Mes condoléances aux familles des victimes et à l’armée . Que Dieu les aceuillent au sein de son paradis. Chassez que votre peuple est derrière vous. Vraiment nous sommes fiers de vous.iy Tūm burkīndi.wēnd na yaw

  3. Nous ne pouvons que féliciter nos braves FDS que DIEU veille sur eux et leurs familles. Paix aux âmes de ceux qui nous ont quitté malheureusement à la fleur de l’âge. Courage aux différentes familles et proches, la nation vous sera reconnaissante.

    • Sincèrement, courage au peuple burkinabé, à tous.
      Paix à l’âme de nos disparus victimes de cet acte barbare, révoltant, choquant, ignoble.
      Qu’Allah le Tout Puissant, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux Protège le Burkina et Préserve la Paix tant Précieuse pour le Monde Entier.
      Allah, regarde tes enfants, veille sur nous, et délivre nous de ces esprits diaboliques.
      SIDYAWENDE

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