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Audit du système Compaoré ou audit de la Transition?

Luc Marius Ibriga, le Contrôleur général de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de la lutte contre la corruption (ASCE/LC), a été reçu en audience le 11 janvier 2015 par le Président Roch Marc Christian Kaboré. A sa sortie d’audience, il a informé que le président du Faso veut lutter contre la corruption. Pour ce faire, il a souhaité un audit de la Transition les jours à venir. Mais bien plus que la Transition, nous voyons en ligne de mire le système Compaoré.

L'exploitation de cette mine cause plus de problèmes qu'elle ne résoud
L’exploitation de cette mine cause plus de problèmes qu’elle ne résout

Le Président Roch Marc Christian Kaboré a, avant l’ASCE-LC, reçu les premiers responsables des Douanes et des Impôts. Ils sont venus lui expliquer que la mobilisation des recettes en 2015 a été difficile dû en partie aux difficultés que connait le secteur minier, principal pourvoyeur d’argent.
En effet, la baisse des cours de l’or a impacté les recettes de vente du métal jaune dont le volume des impôts à verser au Trésor public. Ensuite, l’arrêt de la production de manganèse de Tambao a aussi faussé les calculs de départ. On se rappelle que dès le début de la Transition, l’autorisation d’exporter le manganèse que le gouvernement avait attribuée à la compagnie Pan African Tambao, a été suspendue par le ministère des Mines.
Par la suite, on a constaté que ce fut une grosse faute, puisque Pan African Tambao s’est sentie obligée de suspendre l’exploitation et se séparer de ses travailleurs. Les fournisseurs de la société ont manifesté pour réclamer le paiement de leurs factures. Les responsables avaient répondu en disant que sans exportation du minerai pas de recettes pour payer la moindre facture. Pendant ce temps, on apprendra qu’un grand groupe français a visité les installations de Pan African Tambao. Ouagadougou bruissait de la reprise de l’exploitation du manganèse de Tambao par ce groupe, plus connu dans le transport international. Le Burkina Faso courait une fois de plus le risque d’être poursuivi en justice à propos de Tambao qui n’en finit pas de causer plus de malheurs que de bonheur à la Nation entière.
On connaît les péripéties qui ont été celles de ce projet, sous le régime Compaoré. Les deux sociétés qui ont précédé Pan African à Tambao ont été chassées sans ménagement. Elles ont poursuivi le Burkina Faso en justice et ont eu gain de cause. C’était avant la Transition.
Après donc un arrêt forcé de plus de 11 mois, le ministre des Mines, Boubacar Bah, a fini par rétablir la société dans ses droits en levant la mesure. Que de temps perdu pour rien et un grand préjudice!
Mais bien plus que l’audit de la Transition, c’est le système Compaoré qui devrait être en ligne de mire. Puisque la Transition n’a pas eu le temps de faire cet audit.
Au niveau des mines, pendant les 27 ans de règne, les caciques du régime, opérateurs économiques comme hommes politiques, ont obtenu des permis d’exploitation minière. Il faut aller au fond de toutes ces attributions de permis miniers.
Aux Infrastructures, sous Tertius Zongo, il y a eu près de 14 avenants pour la construction de la route nationale numéro 1 (Boulmiougou). C’était l’époque des marchés gré–à-gré masqués sous forme d’appels d’offres. Beaucoup de chantiers de ce genre existent, comme la ZACA, l’aéroport, l’extension du barrage de Ziga, etc.. Il y a eu beaucoup de crimes économiques qu’il faut instruire pour situer les responsabilités.
Certainement que le Président Roch veut y aller mais sans faire de black-out sur la Transition.
Adoua Kassiro

Un commentaire

  1. C’est l’audit de la transition. Les jours qui viennent nous en dira plus. Les docs sont déjà Au MEF près à être balancer. ATTENDONS SEULEMENT LE GOUVERNEMENT. NE SOYEZ PAS PRESSEZ. les mal causeurs n’ont qu’à se tenir au carreau SVP

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