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Base militaire française au Burkina: l’ODJ attend la visite du président Macron pour marquer son désaccord

L’Organisation démocratique de la jeunesse (ODJ) ne voit pas d’un bon œil la présence d’une base militaire française au Burkina dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Elle l’a fait savoir ce mardi lors d’une conférence de presse à laquelle elle a invité la population burkinabè à sortir massivement pour prendre part à ses journées anti-impérialistes, le 2 décembre prochain.

L’ODJ a affirmé n’être pas d’accord avec la présence de la base militaire française au Burkina

«Nous ne sommes pas d’accord, la France n’a pas encore fini de lutter contre le terrorisme chez elle, elle est attaquée tous les jours et n’arrive pas à faire face à ce phénomène, qu’est-ce qu’elle vient faire ici», s’est indigné le trésorier général de l’ODJ, Ouiry Sanou.

Selon lui, le Burkina Faso avait refusé en son temps, la présence d’une base militaire française, estimant que cela ferait aliénation à sa souveraineté. «Pourquoi l’accepter maintenant», s’est-il interrogé tout en signifiant que malgré cette présence militaire française, «on continue de massacrer des Burkinabè».

De son avis, la base militaire française au Burkina n’est qu’un moyen pour la France de continuer à contrôler les hommes politiques qu’elle a placés à la tête de ce pays et à sécuriser l’exploitation des ressources naturelles.

Ouiry Sanou, trésorier général de l’ODJ

Refusant d’être complice du pillage des ressources du Pays des hommes intègres, l’ODJ en corrélation avec d’autres organisations de la société civile, a invité les populations à sortir massivement à l’occasion de la deuxième édition des journées anti-impérialistes et de solidarité avec les peuples en lutte d’Afrique, le 2 décembre prochain à Ouagadougou. Ces journées faut-il le rappeler, coïncident avec le centenaire de la révolution bolchévique de 1917 que commémore l’ensemble des forces révolutionnaires du monde. Elles se veulent donc selon M. Sanou, un cadre de réflexion et d’élévation de la conscience politique et idéologique du peuple burkinabè et de la jeunesse d’ici et d’ailleurs afin de leur permettre de contribuer efficacement aux luttes émancipatrices.

A cette occasion, il est prévu un grand panel autour de la thématique de la révolution d’octobre en Russie et les leçons et perspectives pour les luttes d’émancipation pour les peuples d’Afrique. Le même soir, renseigne Ouiry Sanou, il est aussi prévu un grand concert avec des artistes engagés sur des thématiques liées à la nécessité de l’indépendance nationale et de la souveraineté.

La tenue de ces journées servira également de cadre pour inviter la jeunesse burkinabè à sortir le 27 novembre à l’occasion de la venue du président Français, Emmanuel Macron, pour manifester contre le pillage des ressources naturelles par les multinationales, la présence militaire française,… «Macron pense pouvoir venir dans notre pays dans le cadre de ses relations avec l’Etat burkinabè pour faire des discours à l’université. Nous allons lui signifier que nous ne sommes pas d’accord avec la politique française au Burkina», a promis M. Ouiry Sanou.

Madina Belemviré

 

Un commentaire

  1. Je valide ; Non à la présence de l’armée française au Burkina Faso

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