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BEPC 2017: la non-maîtrise de la langue française, à l’origine du faible taux de réussite

«28,85%». Tel est le taux d’admission du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) qui a enregistré un recul d’environ 1% par rapport à l’année précédente. Cette information a été livrée jeudi par le ministre de l’Education nationale et de l’alphabétisation, Jean Martin Coulibaly lors du traditionnel point de presse du gouvernement.

Le ministre de l'Education a justifié le faible taux de réussite au BEPC par la non maîtrise de la langue française par les eleves
Le ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation

«Sur un total de 273 849 inscrits dont 267 443 présents, nous avons eu un taux d’admission de 28,85%, en recul d’environ 1% par rapport à l’année dernière où nous avions 29,66%», a déclaré le ministre de l’Education, Jean Martin Coulibaly.

Dressant le bilan provisoire du BEPC 2017, le ministre Coulibaly a noté que le faible taux de réussite est dû à la non-maîtrise de la langue française par les candidats. Mais, rassure-t-il, «nous sommes en train de chercher la solution en concertation avec tous les acteurs du système éducatif pour y remédier».

A propos des résultats de l’examen du Certificat d’études primaires (CEP), Jean Martin Coulibaly a dit ne disposer que des résultats de 9 régions. Pour cause, explique-t-il, des cas de prise en otage des notes ont été opérés par certains acteurs qui estimaient qu’ils devaient être payés avant de faire les corrections. «Nous travaillons tous et c’est à la fin du mois que nous sommes payés. Certains collaborateurs n’ont pas compris cela et ont souhaité être payés d’abord avant de travailler. Ce n’est pas une attitude normale. Mais pour éviter de donner l’opportunité à certains de bloquer les examens, nous avons pris les dispositions pour qu’ils soient payés», a-t-il confié, précisant que les résultats sont attendus au plus tard le 23 juin.

Concernant les autres examens, tels le Certificat d’aptitudes pédagogiques (CAP) et le Brevet d’études professionnel (BEP) commercial comme industriel, ils dureront selon le ministre Coulibaly jusqu’au 12 juillet.

Programme emplois jeunes pour l’éducation nationale

Lancé l’année dernière dans l’objectif de recruter d’ici à 2020 16000 jeunes titulaires d’un diplôme de formation universitaire pour renforcer les compétences au niveau de l’éducation au post-primaire, le Programme emplois jeunes pour l’éducation nationale a été reconduit par le gouvernement pour cette année 2017. «L’année dernière, nous avions lancé le recrutement pour 4200 jeunes, et finalement nous en avons recruté 3519. Au bilan, il y a encore dans le dispositif 2500 enseignants actuellement», a indiqué le ministre de l’Education.

Cette année, dit-il, le gouvernement envisage de recruter 3150 jeunes. Pour motiver davantage les candidats qui avaient relevé la difficulté de s’en sortir avec l’allocation de 30 000 francs CFA, le gouvernement a décidé de l’augmenter à 45000 francs CFA. Aussi, poursuit-il, les candidats avaient souligné la difficulté de se déplacer à chaque fois pour toucher leur allocation. Là aussi, a rassuré le ministre, le gouvernement a autorisé le MENA à discuter avec les entreprises de téléphonie mobile pour faciliter leur paiement sans qu’ils aient à se déplacer.

Madina Belemviré

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