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Bientôt la fin de l’amateurisme et de l’arnaque dans le secteur des véhicules d’occasion

Dans le souci d’améliorer ses offres de services, l’administration des Douanes burkinabè a entrepris le processus d’informatisation des différentes prestations, depuis les années 90. C’est ainsi que depuis des années déjà, elle a introduit un système d’évaluation automatique des véhicules d’occasion importés au Burkina ou en transit, en collaboration avec la Compagnie togolaise d’évaluation et de contrôle (COTEC). Objectif, lutter contre la fraude, améliorer le recouvrement des recettes, assainir le domaine de l’importation des véhicules d’occasion, accélérer la procédure d’identification et d’évaluation des véhicules importés au Burkina.

Le CCVA devra justifier la confiance que lui a accordée la Direction générale des Douanes

Mais la COTEC ne travaille pas gratuitement. Elle perçoit beaucoup d’argent de l’Etat burkinabè. Face à la presse le 18 mai dernier, Adama Sawadogo, le Directeur général des Douanes, a sciemment refusé de divulguer les sommes versées par notre pays à cette société. Par contre, il a révélé que suite à la signature d’un contrat avec le service des douanes, le Centre de contrôle de véhicules automobiles (CCVA) est autorisé à évaluer les véhicules d’occasion âgés de 1 à 10 ans. Quant aux «France au revoir» de plus de 10 ans, des experts bien identifiés s’en chargeront. Ainsi, le CCVA, entreprise nationale, est mis en valeur et le secteur des véhicules d’occasion sera bientôt assaini.

Pour éviter un quelconque amalgame, l’administration des Douanes a opté de séparer les rôles. Ainsi, au nom de son principe régalien, il revient à l’importateur de faire sa déclaration. La douane, elle, se charge de vérifier et de contrôler la véracité des éléments contenus dans sa déclaration.

Aujourd’hui dotés de cadres compétents et d’une riche expérience en matière de contrôle, le CCVA peut aisément jouer le rôle de la COTEC avec des coûts moins onéreux, sinon même sans frais pour l’Etat burkinabè. C’est la raison pour laquelle la Direction générale des Douanes a décidé de passer un contrat avec le CCVA pour l’autoriser à évaluer l’importation des véhicules d’occasion au Burkina Faso.

Commerce de véhicules d’occasion, un marché rentable, mais qui a besoin d’être réglementé

Depuis le 1er septembre 2017 donc, le CCVA évalue les véhicules d’occasion âgés de 1 à 10 ans ainsi que tous les engins des travaux publics d’occasion importés. Il s’agit en particulier des engins de travaux publics importés par les sociétés minières.

Il reste maintenant au CCVA de justifier la confiance que lui ont accordée les douanes du pays en évitant surtout des deal qui pourraient écorner son image.

L’évaluation, un domaine réglementé

Le commerce des véhicules d’occasion importés étant très juteux, des amateurs l’ont envahi souvent au détriment des professionnels. C’est ainsi qu’au Burkina, des gens se permettent d’évaluer des véhicules d’occasion sans pour autant avoir la qualification. Aussi, l’administration a décidé d’y mettre fin. Elle a déjà fait appel à tous ceux qui remplissent des conditions d’existence, de qualification et juridiques, de déposer leurs dossiers au service des Douanes. Il leur est, entre autres, demandé de disposer de siège, de numéro IFU et de diplôme. L’association des experts a déjà rencontré la direction générale pour échanger sur la question. Bientôt donc, la liste des sociétés habilitées à évaluer les véhicules d’occasion au Burkina Faso de plus de 10 ans sera publiée afin de mettre fin au jeu des arnaqueurs et des amateurs. Comme quoi, rien ne sera plus comme avant au Faso.

Théophile MONE

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