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Bientôt un mandat d’arrêt contre Obouf?

Le président de la Transition a échangé ce mardi avec les OSC. À l’issue de la 1ere session du cadre de concertation et de dialogue entre l’Etat et les OSC, les deux gros problèmes du moment ont tout naturellement été abordés: l’affaire Obouf et le cas du RSP.

Le président Kafando a reçu les OSC (ph d'illustration)
Le président Kafando a reçu les OSC (ph d’illustration)

Sur l’affaire Obouf, ‘’le Vieux’’ avait presque les larmes aux yeux, quand il en parlait. La gorge nouée, il a rassuré les uns et les autres sur la volonté du gouvernement d’aller jusqu’au bout dans cette affaire. Les principaux acteurs qui sont au pays sont aux arrêts, a-t-il dit, et comme Obouf (Ouédraogo Boureima) est actuellement hors du pays, le PF lui demande de rentrer rapidement pour répondre des faits à lui reprochés; au cas contraire, un mandat d’arrêt international sera lancé contre lui. C’est inadmissible s’est offusqué ‘’der Alte’’ (le Vieux).
Concernant le RSP et face à l’insistance des OSC de voir ce corps d’élite démantelé, le président Kafando a paru marcher sur des œufs. Et dans un humour qui cache mal son embarras sur cette question, il a lancé: «Le RSP, c’est quand même 1300 hommes. Si c’était deux centaines, on pouvait en un tour de main régler la question. Mais 1300 hommes…» Grands éclats de rires dans la salle.

Les représentants des OSC
Les représentants des OSC

Le président a toutefois laissé entendre qu’il attend toujours les conclusions des travaux de la commission sur l’avenir du RSP. Il ne peut donc pas présager des résultats. Néanmoins, il estime que déjà, avec la déclaration du RSP suite au Conseil des ministres qui a été bloqué par la troupe, des pas significatifs ont été franchis. Pour cela donc, le Vieux demande aux populations d’être patientes.
Il reconnait être l’auteur de la ritournelle «plus rien ne sera comme avant», mais il avoue que sur le terrain de l’action, il y a des épines, des écueils. Les choses ne semblent pas aussi simples, comme on le pense.
Pour illustrer les difficultés, le président a pris comme exemple l’affaire Guiro. Avant d’être à Kosyam, il pensait qu’une telle affaire se règle en chantant. Malheureusement, pour le moment, avec nos textes de lois, on ne peut rien contre Guiro. C’est pourquoi le président pense que les gros dossiers à problèmes ne peuvent pas avoir de solution en l’état actuel de notre justice. Alors, vivement les états généraux de la justice pour pouvoir bien agir, a dit le président Kafando.
OH

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