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Bilan des activités du ministère de la Sécurité: un taux d’exécution de 99% avec un budget de 60 milliards de F CFA

Le ministre d’Etat, ministre de la Sécurité, a rencontré lundi les hommes de médias pour leur dresser le bilan des activités menées par son ministère au cours des 12 mois écoulés et donner des éléments de perspectives pour l’année 2018.

Le ministre Simon Compaoré rendant compte de sa gestion

L’année 2017 a été une année particulièrement difficile pour le peuple burkinabè, en ce sens qu’elle a été marquée par l’augmentation du nombre d’actes d’insécurité enregistrés sur le territoire nationale et surtout dans la partie nord de notre pays. Pour faire face à ces menaces de tous genre, le ministère de la Sécurité a orienté ses efforts vers la lutte contre le terrorisme.

Dressant le bilan des actions menées, Simon Compaoré a noté que pour un budget de 60 milliards alloué à son ministère en 2017, dont 44 milliards destinés à la paye des salaires et des indemnités, «nous avons en décembre un taux d’exécution de 99%».

Rassurant que son département suit avec la plus grande attention la situation qui prévaut dans le Sahel burkinabè, il a confié que les FDS ont multiplié des actions dans la traque des groupes armés avec des résultats plus ou moins satisfaisants. Egalement, une opération militaire du G5 Sahel composée des forces burkinabè, nigériennes et maliennes appuyé par la force Barkhane a effectué des missions de ratissage dans la bande frontalière durant la période du mois de novembre 2017. A la même période, poursuit-il, une quinzaine de terroristes ont été abattus dans le village de Ariel situé dans la commune rurale de Nassoumbou par les forces anti-terroristes. Par ailleurs, a-t-il révélé, les investigations se poursuivent en ce qui concerne l’assassinat du caporal et de l’enseignant à Gorom-Gorom courant octobre 2017.

En ce qui concerne la protection des personnes et des biens, le ministre de la Sécurité a indiqué que durant l’année 2017, 13519 patrouilles dissuasives, 9679 patrouilles de sécurisation dans la lutte contre l’incivisme ont été menées au niveau régional. Egalement, l’organisation de 76 opérations de lutte contre le trafic illicite des drogues et des médicaments de la rue, 123 opérations de grande envergure dans les zones criminogènes, 17 missions de maintien de l’ordre public, 39 missions de rétablissement de l’ordre public…

Concernant la construction des infrastructures, 10 commissariats de district et deux brigades territoriales de gendarmerie ont été construits. «Ils ne sont pas tous achevés, mais d’ici le premier trimestre de l’année 2018, ils le seront», foi de Simon Compaoré qui a ajouté qu’il y a eu aussi la construction du Camp d’unité d’intervention polyvalente de la Police nationale.

Les journalistes présents à la conférence de presse-bilan des activités du ministère de la Sécurité

A propos de l’acquisition des matériels roulants, Simon Compaoré a soutenu que depuis 2012, son département n’a jamais pu acquérir autant de véhicules. La preuve, dit-il, «durant 2017, nous avons acquis 454 véhicules à deux roues, 98 véhicules à quatre roues et du matériel spécifique pour une valeur globale de 10 milliards 56 millions».

En plus de cela, le ministère de la Sécurité a entrepris selon son responsable, des tournées dans toutes les régions du pays excepté celle de l’Est qui le sera dans quelques jours afin de toucher du doigt les réalités du terrain. Ces sorties visaient selon lui à galvaniser les personnels qui travaillent jour et nuit pour assurer la sécurité des citoyens.

Perspectives pour 2018

Au regard du bilan 2017 et des difficultés rencontrées dont la plus cruciale reste le vecteur aérien qui compte beaucoup dans cette lutte contre les terroristes, le ministre de la Sécurité entend travailler avec tous ses collaborateurs pour renforcer les moyens de bord.

L’élaboration et la mise en œuvre de la politique nationale de la sécurité pour faire face à la montée de l’insécurité au Nord et au Sahel mais aussi dans la région du Centre notamment à Ouagadougou, la mise en circulation du passeport à puce électronique et la mise en œuvre de la carte CEDEAO constituent, entre autres, les défis à relever pour le ministère de la Sécurité en 2018.

Madina Belemviré

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