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Bilan du MEFD: de nombreux acquis dont un taux de mobilisation de 96,74% en 2017

Le ministère de l’Economie des Finances et du Développement a tenu un point de presse le 27 mars à Ouagadougou avec pour objectif de dresser le bilan de son fonctionnement et de ses réalisations 2016-2017. Il a aussi été question de perspectives de reformes au sein du ministère afin d’améliorer ses performances. Les questions des grèves au sein du département et du fonds commun se sont également invitées aux discutions.

Les animateurs de la conférence de presse

Le bilan de la période 2016-2017 du ministère fait constater de nombreux acquis. Selon le secrétaire général, Abel Somé, ces acquis sont entre autres « la réduction des délais de paiement de la dépense, la tenue régulière des cadres de concertation et l’opérationnalisation des unités de vérification des dépenses dans les ministères et institutions. » A titre d’exemple, le délai moyen entre la liquidation et le paiement était de 23 jours en 2016 et de 37 jours en 2017, pour une norme de 47 jours.

Il faut noter qu’à travers ce point de presse, le ministère de l’Economie, des Finances et du Développement (MINEFID) a voulu informer l’opinion publique sur les résultats-clés enregistrés et les perspectives de la mise en œuvre de ses Plans de travail annuel (PTA) 2016, 2017 et 2018, ainsi que sur la situation du dialogue social au ministère.

Au niveau du pilotage de l’économie et du développement, les responsables ont fait ressortir plusieurs acquis. Il s’agit entre autres de l’adoption du (PNDES), de l’élaboration du Schéma national d’aménagement et de développement durable du territoire (SNADDT), de la mise en œuvre du Programme d’appui au développement des économies locales(PADEL) et celle du Programme d’appui pour le sahel au Burkina Faso (PUS-BF).

Quelques participants à la conférence

En ce qui concerne le PUS-BF avec un coût global de 455,34 milliards de francs CFA, l’année 2017, a disposé d’un plan d’action annuel comportant 202 marchés adoptés pour un montant de 81,74 milliards de FCFA. Au 31 décembre 2017, sur ces 202 marchés, 84 ont été entièrement exécutés.

Au niveau de la mobilisation des ressources budgétaires à l’interne, 1231, 97 milliards de francs CFA ont été recouvrés en 2016 pour une prévision annuelle de 1286,83 milliards de francs CFA, soit un taux de réalisation de 95,63%. En 2017, l’ensemble des ressources mobilisées au profit du budget de l’Etat s’élève à 1397,63 milliards de francs CFA sur une prévision révisée de 1444,77 milliards de francs CFA, soit un taux de mobilisation de 96,74%. Par rapport à 2016, la progression est de de 13, 45% (+165,66 milliards de francs CFA).

Ces nombreux acquis et ces performances ne sont pas sans lien avec les réformes et actions majeures réalisées en 2016 et 2017. Il s’agit essentiellement de la mise en service le 16 février 2016 du Système de liaison virtuelle pour les opérations d’importation et d’exportation (SYLVIE), du renforcement de la lutte contre la fraude et le faux, de l’opérationnalisation à partir du 21 février 2017 de la facture normalisée au niveau des contribuables du réel normal d’imposition , et de la mise en œuvre des télé-procédures.

Par rapport aux ressources extérieures, le bilan fait cas de 5053,73 % milliards de francs CFA mobilisés au total en 2016 et 2017, soit un taux de 90% par rapport au besoin de financement du PNDES.

Outre le bilan, la question de la création de la Banque agricole du Faso (BADF), créée pour le financement de l’agriculture a été évoquée. Dotée d’un capital de 15 milliards de francs CFA, le taux de recouvrement national aurait pu être meilleur n’eût été la grogne sociale, selon le SG Somé Abel.

Il a révélé que le cumul des arrêts de travail dû aux grèves et aux sit-in au sein du MINEFID en 2016 et 2017, avoisine 75 jours d’arrêt de travail.

Cependant, pour M. Somé Abel, au regard des résultats atteints, il faut saluer et féliciter les agents pour le travail abattu. Selon lui, en dépit des mouvements sociaux qui ont émaillé le bon déroulement des activités du ministère, des résultats non négligeables ont été engrangés.

Pour ce qui est des perspectives, le MINEFID prévoit mettre en place une plateforme pour la finance digitale au profit des Systèmes financiers décentralisés (SFD), financer 100 nouvelles startups dans le cadre du Programme Burkina Startups, d’effectuer le recensement général de la population et de l’habitation (RGPH), de réaliser l’enquête harmonisée sur les conditions de vie des ménages (EHCVM).

A cette conférence, la question du fonds commun s’est invitée aux débats après la récente intervention de la ministre en charge du MINEFID, Rosine Coulibaly, à l’Assemblée nationale. Le SG Abel Somé a révélé que des discussions sont en cours avec les différents partenaires, question de trouver un consensus afin que le dialogue social ne soit pas dégradé.

Hamadou Ouédraogo (stagiaire)

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