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Bitumage de la route nationale N°17 Guiba–Garango: l’espoir de plus de 30 ans réalisé

Le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré a, au nom du président du Faso, procédé dans la matinée du jeudi  28 novembre 2019 à Garango, au lancement officiel des travaux de construction et de bitumage de la route nationale N°17, Guiba-Garango. Longue de plus  de 72 kilomètres, cette infrastructure entièrement financée par la Banque Islamique de Développement(BID) d’un montant de plus de 22 milliards de FCFA sera réalisée par l’entreprise Souroubat  sur une durée de 24 mois.

Le Premier ministre attentif aux explications des techniciens

«Contribuer à l’amélioration de la croissance économique du Burkina Faso par le désenclavement des zones potentielles de pôles de croissance». Tel est l’objectif visé par le gouvernement burkinabè à travers les lancements de travaux de bitumage un peu partout au Pays des Hommes intègres. Et pour ce jour qui voit l’espoir de 30 ans en passe d’être réalisé, c’est une foule qui a accueilli le Premier ministre ce jeudi 28 novembre 2019 à Garango, dans la région du Centre-Est. Une foule à la taille de l’événement, à savoir le bitumage de la RN17, la route reliant Guiba dans le Zoundweogo à Garango dans le Boulgou et longue de 72 km. Ce projet longtemps attendu par les populations de cette zone aux énormes potentialités viendra soulager les souffrances des usagers et faciliter l’écoulement de certains produits.

 Pour Christophe Joseph Marie Dabiré qui a représenté le Président du Faso, cette cérémonie constitue un symbole parce que «malgré toutes les difficultés que nous connaissons, le Gouvernement, sous le leadership du Président Roch Marc Kaboré, continue de travailler pour le développement économique et social de notre pays». Il a aussi noté qu’au vu de la forte mobilisation des populations, cela témoigne que cette infrastructure qui verra bientôt le jour répond à une forte attente des populations. Le rapport entre le développement des routes et le développement tout court est sans ambiguïté, a reconnu le Chef du Gouvernement.

L’état actuel de route nationale N17

Toujours est-il que «le gouvernement continuera de travailler pour mettre en place les infrastructures socio-économiques de base qui vont contribuer à améliorer le bien-être des populations de notre pays», a rassuré le chef du gouvernement.

Et “comment ne pas  sauter, crier sur tous les toits et dans les rues de Garango notre satisfaction face au lancement d’un des plus importants chantiers que cette région aura vécus sur son sol depuis l’arrivée du président Kaboré à la magistrature suprême de notre pays?», s’est réjoui le représentant des bénéficiaires, Abdoul Aziz Nombré, qui a rappelé que pour aller à Ouagadougou il faut plus de 5 heures de temps. Chose possible «désormais en moins de  2 heures grâce à cette infrastructure» a-t-il dit.

Le maire de Garango, Jean-Célestin Zouré

Même sentiment de joie qui anime le maire de Garango, Jean-Célestin Zouré, qui a dit le bonheur de sa population  de pouvoir, dans 24 mois, disposer de cette voie moderne de désenclavement, aussi bien pour les régions traversées que pour tout le Burkina Faso.

Tour à tour, du représentant des chefs coutumiers, des anciens et des jeunes, tous ont relevé les énormes potentialités agricoles et commerciales de cette partie du Burkina Faso, avec cependant des problèmes d’écoulement liés aux difficultés d’accès à la zone. Aussi, ils ont souhaité que le gouvernement fasse des efforts supplémentaires afin que ce projet de construction et de bitumage se poursuive jusqu’à Tenkodogo, un tronçon de 20 kilomètres dans un état de dégradation avancée, afin de parachever cette œuvre du Président du Faso.

Le ministre des Infrastructures Eric Bougouma

Prenant la parole, le ministre des Infrastructures, Éric Bougouma, les a rassurés que leur doléance sera prise en compte, de même que la réfection du barrage de Tangaré, jadis un poumon économique de la localité.

M. Bougouma a souligné  qu’en plus des 72 kilomètres de bitume, les travaux vont aussi concerner des réalisations connexes comme 50 kilomètres de pistes, 7 forages à grand débit, des infrastructures communautaires telles des clôtures d’écoles et de centres de santé et la plantation de 11 000 arbres. «La route Guiba-Garango aura les mêmes caractéristiques que celle de Koupéla-Tenkodogo-frontière du Togo et sera réalisée par la même société, Souroubat pour un coût de près de  22 milliards de FCFA». De même, tout en rassurant que d’ici 24 mois les populations des régions du Centre-Est et du Centre-Sud oublieront le calvaire qu’elles vivaient en voulant rallier les deux collectivités, le ministre des Infrastructures a appelé la société à tout mettre en œuvre pour réaliser une route de qualité et surtout dans le délai contractuel. Car dit-il, la concrétisation de ce projet tant attendu par les populations devient réalité grâce à la vision du Chef de l’Etat de désenclaver le pays pour lui permettre d’amorcer véritablement son développement socio-économique.

Omar Idogo

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