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Blaise Compaoré pourrait-il avoir du souci à se faire?

Des voix s’élèvent pour réclamer ou exiger le retour au pays de Blaise Compaoré, l’ancien président du Faso, exilé en Côte d’Ivoire dont il a pris la nationalité. Individuellement (Les Tibo Nana et autres Issaka Lingani en sont les thuriféraires) ou collectivement (l’association G33 à Bobo est un exemple), des Burkinabè pensent que son retour est un impératif pour la réconciliation nationale. C’est un point de vue. Malheureusement, d’autres ne sont pas de cet avis et claironnent que le régime de Blaise Compaoré doit d’abord faire la lumière sur les nombreux cas de crimes, surtout de sang, qui ont jalonné les 27 ans de règne de l’ancien président. Nous en sommes là.

Mais moi Mounafica, de retour d’un déplacement avec des amis à Koudougou (la ville rebelle rebaptisée la capitale des séminaires et ateliers du Burkina) pour assister aux obsèques du père d’un des nôtres et pendant que nous avions fait une halte pour nous restaurer et ‘’renforcer nos capacités’’, j’ai appris que le ciel de l’ancien président pourrait s’assombrir. Des nuages s’amoncèleraient du côté de son horizon.

Because «un syndicat international des victimes de la guerre au Liberia, en Sierra-Leone, en Angola, en Côte d’Ivoire et au Mali serait en formation entre les victimes des différents pays endeuillés par l’ex-dictateur burkinabè. La plupart de ces victimes, qui jouiraient de la nationalité de pays occidentaux sont des veuves, des veufs, des orphelins, des blessés, et tiendraient à demander des comptes à celui dont le nom a été plusieurs fois cité dans les procès contre Charles Taylor, Prince Johnson et autres célèbres criminels de guerre (son nom figure aussi dans les rapports de l’ONU sur des trafics de drogue et de diamants). Certaines sphères du renseignement international le considéraient même comme le véritable cerveau d’une mafia sub-saharienne qui semait la terreur dans la sous-région et qui aurait donné naissance aujourd’hui aux différents groupes terroristes qui sévissent au nord et à l’est du Burkina.» C’est ce que j’ai pu lire du papier qu’on m’a tendu sous le manteau et signé d’un certain activiste d’investigation indépendant burkinabè.

Le projet de création de ce ‘’syndicat’’ serait même très avancé. Objectif: obtenir l’extradition de Blaise Compaoré devant la justice internationale. Habrigagui! Vraie ou fake news?

Dans tous les cas, pour le moins, on peut dire que la situation en Côte d’Ivoire devient de plus en plus inconfortable pour Blaise Compaoré dont les amis ont fini par devenir des ennemis ou des amis de leurs ennemis. Ça peut faire perdre le sommeil et des kilos, comme on l’a vu sur la récente photo avec le président du CDP. Mais attendons de voir. Le 4 décembre prochain, on verra la réponse que la justice française donnera déjà à la demande d’extradition du Burkina Faso du frère cadet de Blaise, François Compaoré, dans l’une des affaires de crimes de sang, notamment l’assassinat du journaliste Norbert Zongo et de ses compagnons.

Mounafica, tout œil tout ouïe!

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